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Guinée

Les victimes du camp Boiro empêchées de manifester

par  RFI

Article publié le 27/03/2008 Dernière mise à jour le 27/03/2008 à 16:00 TU

Une cellule du camp Boiro en Guinée.(Photo : DR)

Une cellule du camp Boiro en Guinée.
(Photo : DR)

La police a empêché une manifestation, le 26 mars, d’anciens détenus du camp Boiro et de leurs parents, à l’occasion du 24e anniversaire de la mort du président Sékou Touré qui y faisait emprisonner les opposants politiques. Selon de nombreuses organisations de défense des droits de l’homme, quelque 50 000 personnes ont péri dans ce camp. L’appel à la manifestation avait été lancé par l’Association des enfants des victimes du camp Boiro (AEVCB).

Une cinquantaine de personnes, enfants et veuves de victimes des années de plomb en Guinée et des anciens détenus qui voulaient manifester pour dire : « plus jamais ça », en ont été empêchés par la police.

Des policiers casqués et munis d’armes conventionnelles, des matraques et du gaz lacrymogène avaient pris position sur le lieu du rassemblement, dès les premières heures de la matinée.

Les manifestants, dont de nombreuses femmes, qui voulaient en découdre avec les forces de l’ordre, en ont été empêchés par les anciens détenus, dont les ex-ministres, René Alsény Gomez et Alpha Abdoulaye Portos Diallo. Ces deux anciens pensionnaires du tristement célèbre camp de concentration de Conakry ont tous les deux passé 10 ans en prison.

Ils dénoncent « les agissements de ceux qui veulent nous ramener en arrière ». Ils ont surtout dénoncé le comportement incompréhensible de ceux qui, arrivés au pouvoir grâce à des manifestations de rues, empêchent les autres de s’exprimer. Le rassemblement d’hier était prévu à l’occasion du 24e anniversaire de la mort de l’ancien président Sékou Touré.