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12e sommet de l'Union africaine

Kadhafi est resté sous sa tente

par  RFI

Article publié le 03/02/2009 Dernière mise à jour le 03/02/2009 à 16:39 TU

Le tout nouveau président en exercice de l’organisation n’a pas présidé la dernière séance de débats consacrée à la crise économique mondiale et ses conséquences sur l’Afrique. La représentation de l’Afrique au prochain G20 a aussi été évoquée ce qui a donné l’occasion à certains chefs d’Etat, ce matin, de pointer cette absence et d’exprimer toute tout leur réserve sur la désignation du N°1 libyen à la tête de l’organisation.
Le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, le 2 février 2009.( Photo : Reuters )

Le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, le 2 février 2009.
( Photo : Reuters )

Le colonel Kadhafi a une nouvelle fois brillé par son absence. Il n’a pas présidé la séance de travail consacrée ce matin à la crise financière. Vingt-quatre heures à peine après son élection, son statut de président en exercice de l’Union est remis en cause. Et c’est l’un de ses plus farouches adversaires qui a mené cette première charge.

Lors du débat sur les conséquences de la crise financière en Afrique où il était question de la participation du continent africain au G20, l’Ougandais Yoweri Museveni a pris la parole : « Pourquoi ne pas envoyer notre frère Kadhafi ? Après tout, nous l’avons élu ! » Murmures dans la salle. Yoweri Museveni poursuit : « Mais j’aimerais qu’il présente au G20 un autre point de vue que le sien ». Eclats de rire dans la salle.

Et c’est à ce moment là qu’il lâche une petite bombe : « Nous allons l’aider, affirme-t-il malicieusement, je propose que notre ancien président de l’Union, le Tanzanien Kikwete l’accompagne. Je propose également que le Premier ministre éthiopien aille lui aussi à Londres, et comme cela, l’Afrique sera représentée par une troïka ». Applaudissements. Sur le siège réservé à la délégation libyenne, les mines sont défaites.

Cet épisode illustre, si besoin n’était, que la résistance s’organise contre le nouveau président de l’organisation.