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Sri Lanka

L’ONU envoie un responsable humanitaire

par  RFI

Article publié le 25/04/2009 Dernière mise à jour le 26/04/2009 à 06:59 TU

John Holmes arrive sur place dimanche et compte, par sa présence, inciter à une meilleure protection des civils. Le représentant des Nations unies visitera plusieurs camps de réfugiés. Il n’a pas encore dit s’il irait dans la zone de combats entre les rebelles tamouls et les forces gouvernementales.

Des villageois ayant fui une zone de guerre encore contrôlée par la résistance tamoule arrivent dans le village de Putumatalan, au nord-est du Sri Lanka.(Photo : Reuters)

Des villageois ayant fui une zone de guerre encore contrôlée par la résistance tamoule arrivent dans le village de Putumatalan, au nord-est du Sri Lanka.
(Photo : Reuters)

L'accès des humanitaires aux civils rescapés de la zone des conflits dans le nord est du pays reste très insuffisant et les moyens mis en oeuvre pour venir en aide aux blessés paraissent encore dérisoires.

A Vavuniya où les déplacés s'entassent, l'hôpital est surchargé. D'après des témoignages recueillis notamment auprès de Médecins sans frontière, l'une des salles de l'hôpital accueillerait plus de trois cent blessés pour seulement 45 lits. Ce qui donne une idée des conditions dans lesquelles opèrent les humanitaires, eux mêmes trop peu nombreux et mal équipés pour faire face à la situation.

D'où la mission déclenchée par le secrétaire général des Nations unies auprès du gouvernement sri-lankais. Le responsable onusien des questions humanitaires, John Holmes, a trois jours pour convaincre les autorités de Colombo de la nécessité de faciliter les opérations de sauvetage des civils.

Un hôpital de campagne

Une unité d'intervention sanitaire française est partie samedi soir au Sri Lanka. Les ressources humaines et le matériel nécessaires passeront par Colombo et seront opérationnels mardi ou mercredi.

Eric Chevallier, porte-parole du Quai d’Orsay

« Il a été décidé par Bernard Kouchner en liaison avec la ministre de l’Intérieur d’envoyer un hôpital de campagne. Environ 70 hommes, une capacité chirurgicale importante, une capacité aussi médicale pour traiter les maladies infectueuses, quelque chose d’autonome. »

26/04/2009 par Louis Imbert

Sur le plan diplomatique, le ton est monté d'un cran avec les déclarations du président américain, Barak Obama qui, pour la première fois, s'est exprimé en personne pour demander l'arrêt des combats afin de laisser les civils quitter les lieux. D'après les estimations de l'ONU -contestées par les autorités sri-lankaises- plus de 6000 civils auraient été tués ces trois derniers mois.