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Afrique du Sud

A la veille de l'élection de Zuma, l'ANC affiche la parité

Article publié le 04/05/2009 Dernière mise à jour le 04/05/2009 à 20:37 TU

Jacob Zuma, le chef de l'ANC.(Photo: Reuters)

Jacob Zuma, le chef de l'ANC.
(Photo: Reuters)

Les députés issus des élections du 22 avril éliront mardi le nouveau président de la nation arc-en-ciel. Sauf accident grave, ce sera Jacob Zuma, dont le parti ANC a remporté 264 sièges sur les 400 que compte la Chambre basse. Zuma n’a pas encore dévoilé la composition de son gouvernement. En revanche l’ANC a rendu publique la liste de ses chefs dans les huit provinces sur neuf qu’il a décrochées. Les dirigeants seront officiellement désignés mardi, lors de la réunion des élus du Conseil national des provinces. L’ANC a désigné quatre femmes sur les huit postes. Pour certains, la parité est dure à avaler.

Avec notre correspondant à Johannesburg, Nicolas Champeaux

Les chefs de province ont du pouvoir en Afrique du Sud, surtout dans la province de Johannesburg-Pretoria, la plus grande place économique du continent. Et au lieu de renouveler le mandat de Paul Mashatile, le Comité national exécutif de l’ANC a choisi une femme, Nomvula Mokonyane. Son bilan en tant que responsable régionale du Logement est globalement salué. Mais cela n'est pas du goût de l’influente Ligue des jeunes de l’ANC.

Dans la province du Nord-Ouest, la désignation d’une femme fait également grincer des dents. La parité est fidèle à l’esprit de la Constitution sud-africaine. L’ex-président Thabo Mbeki l’avait encouragée et Jacob Zuma, malgré ses penchants sexistes, semble prêt à lui emboîter le pas, même s’il ne fait qu’appliquer une décision prise fin 2007, lors de la conférence de l’ANC à Polokwane.

La polémique est également riche en enseignement sur ce que pourrait être le style de leadership de Zuma, car il n’a pas mis de gants pour renvoyer les critiques dans les cordes. En campagne, Zuma cherchait à séduire tout le monde. Mais alors que l’heure des choix et de la toujours délicate répartition des cabinets ministériels approche, Zuma a signifié clairement qu’il ne reculerait pas devant les mécontents.