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Mauritanie

La médiation sénégalaise se lézarde

par  RFI

Article publié le 13/05/2009 Dernière mise à jour le 13/05/2009 à 14:23 TU

A dix jours du début de la campagne électorale en Mauritanie, le consensus entre les différents partis mauritaniens n'est toujours pas d'actualité. Le bras de fer continue entre ceux qui soutiennent le général Abdelaziz et les opposants au coup d'Etat du 6 août 2008. Du côté de la médiation sénégalaise qui a reçu le soutien de l'Union africaine, l'heure est plutôt à la discrétion. L'enthousiasme suscité ces derniers jours par la perspective d'un accord entre les différentes parties semble être aujourd'hui retombé.

De plusieurs sources, le plan proposé par le ministre sénégalais a, dans un premier temps, été accueilli favorablement par toutes les parties et en particulier par le général ould Abdelaziz. C'est ce que le ministre Gadio aurait confié à ceux qu'il a rencontré durant son séjour à Nouakchott.

Dans un deuxième temps, les parlementaires qui soutiennent le général, se sont prononcés contre tout changement du calendrier électoral. L'ex-chef de la junte, qui n'a fait aucune déclaration sur le sujet, aurait-il changé de position en quelques jours ?

Du côté de l'Union africaine et du Sénégal, on préfère ne pas faire de commentaires pour ne pas compromettre la médiation. L'UA confie qu'il y a des signaux positifs, mais qu'il faut se garder d'être trop optimiste. A Nouakchott en tout cas, les préparatifs de l'élection sont en cours et rien ne laisse croire que l'élection pourrait être reportée.

Le report du scrutin est une des propositions de la médiation sénégalaise. Le plan, soutenu par l'UA, prévoit le retour du président déchu au pouvoir, le temps de nommer un gouvernement d'union nationale dont le Premier ministre serait issu du camp des opposants au coup d'Etat. Sidi ould Cheikh Abdalahi démissionnerait ensuite pour laisser sa place au président du Sénat. Ces propositions incluent également la désignation d'une nouvelle commission électorale nationale indépendante ainsi qu'une amnistie pour les généraux.