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Mauritanie

Course contre la montre des médiateurs

par  RFI

Article publié le 20/05/2009 Dernière mise à jour le 20/05/2009 à 17:10 TU

C'est une véritable course contre la montre qui s'est engagée en Mauritanie. Le suspens est à son comble, dans la mesure où certains réclament toujours un report du scrutin prévu le 6 juin prochain, pour permettre une participation de l’opposition. Les médiateurs, notamment le ministre sénégalais des Affaires étrangères Cheikh Tidiane Gadio, le représentant des Nations unies Said Djinnit et le délégué de l’Union africaine Rave al-Madani qui est l’envoyé spécial du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi,  tentent de trouver une sortie à la crise politique qui dure depuis neuf mois. Ils se sont réunis dans un grand hôtel de Nouakchott afin de déterminer leur programme du jour. Il ne leur restait plus que quelques heures avant le démarrage de la campagne électorale qui doit commencer mercredi soir à minuit.

Le ministre sénégalais des Affaires étrangères Cheikh Tidiane Gadio.(Photo : AFP)

Le ministre sénégalais des Affaires étrangères Cheikh Tidiane Gadio.
(Photo : AFP)

Pour l'instant aucun consensus n'a été trouvé. La question que tout le monde pose dans la capitale mauritanienne est la suivante : est-ce-que le ministre sénégalais des Affaires étrangères revient avec une proposition de sortie de crise dans ses bagages ? Au cours des dernières semaines, Cheikh Tidiane Gadio a plusieurs fois rencontré les différents protagonistes de la crise, mais rien n’a filtré des entretiens. Tout le monde se demande donc s’il parviendra, ce mercredi, à faire asseoir autour d’une même table les différents acteurs pro et anti putsch, cette fois, non plus pour une simple photo de famille, mais bien pour entamer un dialogue concret.

En tout cas, le temps presse. Il ne reste plus que quelques heures avant le coup d’envoi officiel de la campagne électorale, mercredi soir, à minuit. Les rumeurs persistantes d’un report du scrutin n’ont pas cessé depuis bientôt huit jours. Pour certains analystes, cette option aurait le mérite de permettre éventuellement à l’opposition de présenter un candidat ; ce qui, du coup, donnerait plus d’envergure au prochain scrutin.

En attendant, les préparatifs vont bon train dans les différents QG de campagne des quatre candidats déclarés, notamment le général Mohamed Ould Abdel Aziz. L’heure est à l’impression des banderoles et posters. Chaque camp peaufine sa stratégie de communication. « Nous travaillons dans la perspective d’une élection maintenue pour le 6 juin », confirme ainsi un directeur de campagne.