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ONU/Corée du Nord

Une résolution et de nouvelles sanctions

par  RFI

Article publié le 12/06/2009 Dernière mise à jour le 13/06/2009 à 09:01 TU

Pyongyang doit « suspendre toutes ses activités liées à la technologie des missiles balistiques. La Corée du Nord doit revenir sur son annonce de retrait du Traité de non-prolifération nucléaire et revenir à la table des négociations ». Ce sont les termes de la résolution adoptée ce vendredi par le Conseil de sécurité de l'ONU, après deux semaines de négociations difficiles. Cette nouvelle résolution ressemble fort à celle qui avait déjà été adoptée en 2006 lors du premier essai nucléaire nord-coréen.

Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté une nouvelle résolution concernant la Corée du Nord, le 12 juin 2009, à New York.(Photo : Reuters)

Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté une nouvelle résolution concernant la Corée du Nord, le 12 juin 2009, à New York.
(Photo : Reuters)

 
La nouvelle résolution autorise l'inspection des cargaisons aériennes, maritimes et terrestres à destination ou en provenance de Corée du Nord. Une disposition qui figurait déjà dans la résolution 1718, adoptée en 2006. Et qui, cette fois encore, n'est pas contraignante. Le texte « appelle » les Etats à procéder à ces inspections, mais ne les y oblige pas. C'était là l'une des conditions fixées par Pékin. La Chine craignait que des inspections systématiques ne déclenchent des incidents, notamment si les navires refusaient de coopérer.

L'embargo sur les armes a été renforcé

S'il est un domaine en revanche dans lequel la nouvelle résolution est plus sévère que la précédente c'est bien celui des sanctions financières. Elles ont été alourdies, et la liste des entités, dont les avoirs pourraient être gelés, a été rallongée. L'embargo sur les armes a également été renforcé. Il concerne désormais tous les types d'armes, à l'exception des petites armes légères.

Reste désormais à savoir dans quelle mesure ces sanctions vont être appliquées. Le compromis a été difficile à trouver. Comme en 2006, la Chine et la Russie, qui soutiennent le régime nord-coréen, s'y sont finalement ralliées. Mais quand il sera question d'appliquer les sanctions, il n'est pas certain que Pékin et Moscou se montreront plus zélés que par le passé.

Sanctions : approbation embarrassée de la part de la Chine

 

Avec notre correspondant à Pékin, Marc Lebeaupin

 

Après ce deuxième essai nucléaire qui a surpris tout le monde, il devenait difficile pour Pékin de ne pas s'associer à des sanctions plus sévères. La négociation a été longue, Pékin à sans doute freiné l’ardeur de certains de ses partenaires, mais le gouvernement chinois estime aujourd'hui que ces nouvelles mesures contre la Corée du Nord sont « équilibrées ».

 

La résolution adoptée à l'unanimité « montre clairement l'opposition de la communauté internationale aux agissements de la Corée du Nord », selon le communiqué transmis ce matin par le porte-parole du ministère des Affaires étrangères. « La Chine soutien le Conseil, et fait preuve ainsi d'une attitude responsable et constructive », précise encore ce communiqué.

 

Manifestement, la décision n'a pas été facile pour Pékin. On le constate à la lecture de la presse officielle. Le China Daily, principal quotidien en langue anglaise, cite des experts chinois, divisés sur ces nouvelles sanctions. Pour un ancien membre de la délégation chinoise à l'ONU, ces nouvelles sanctions vont faire réfléchir les Nord-Coréens, avec tout de même le risque que Pyongyang refuse de comprendre le message. D'autres experts promettent une réponse encore plus dure de la part de Pyongyang, avec dans un premier temps un nouveau test de missile à moyenne portée.

 

Et la Chine ne semble pas vraiment en mesure, aujourd'hui, de prévoir, et encore moins de peser sur les décisions nord-coréennes.