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Niger

Une délégation ONU-UA-Cedeao pour désamorcer la crise

par  RFI

Article publié le 22/07/2009 Dernière mise à jour le 22/07/2009 à 13:06 TU

L'ancien président du Parlement Mahamane Ousmane (g), l'actuel président Mamadou Tandja (c) et le principal opposant Mahamadou Issoufou.(Photos : AFP & Reuters)

L'ancien président du Parlement Mahamane Ousmane (g), l'actuel président Mamadou Tandja (c) et le principal opposant Mahamadou Issoufou.
(Photos : AFP & Reuters)

« Le peuple est venu vers moi pour me demander de rester trois ans de plus pour parachever ce que j'ai entrepris... », a déclaré mardi soir le président nigérien à la télévision nationale. Sous le feu des critiques à la fois à l'intérieur et à l'extérieur du pays, Mamadou Tandja tente toujours de justifier la convocation d'un référendum le 4 août prochain en vue de prolonger son mandat de trois ans. La communauté internationale continue d'exprimer sa « très vive préoccupation ». Une délégation conjointe de l'ONU, de l'Union africaine et de la Cedeao, venue à Niamey pour tenter de désamorcer la crise politique qui secoue le Niger, a rencontré mardi le chef de l'Etat. La délégation s'est aussi entretenue avec des représentants de la société civile (organisations de défense des droits de l'homme et syndicats). La veille, ils avaient rencontré le Premier ministre Seini Oumarou et les chefs de l'opposition regroupée au sein d'un collectif hostile au projet de référendum, notamment le principal opposant Mahamadou Issoufou et l'ancien président du Parlement Mahamane Ousmane.

Cette visite à Niamey avait un double objectif. D'abord faire impression. La délégation conjointe des Nations unies, de l'Union africaine et de la Cedeao venue groupée, a voulu montrer au président Mamadou Tandja que la communauté internationale parle d'une seule voix. Deuxième objectif : faire pression sur le président afin qu'il renonce à son projet de référendum prévu le 4 août prochain.

Préoccupations

Même si les trois diplomates se sont refusés à faire tout commentaire sur la teneur de leur entretien, Mohamed Ibn Chambas, le président de la Commission de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest, a tout de même confirmé les « vives préoccupations de la Cedeao » face à la situation au Niger.

L'organisation sous-régionale qui a déjà brandi la menace de sanctions allant jusqu'au blocus économique et l'isolement diplomatique n'aura donc pas réussi, avec le concours de l'Union africaine et des Nations unies, à faire changer d'avis un président Tandja toujours inflexible et qui persiste à organiser ce fameux référendum  qui lui permettrait de rester au pouvoir.