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14/10/2005
Chronique Sciences
Le biodégradable, avenir de la planète


(MFI) Le terme de matériau biodégradable est de plus en plus communément utilisé, mais fréquemment mal employé et donc source d’équivoques. Face à l’invasion de certaines matières plastiques, les matériaux biodégradables sont une alternative dont les chercheurs ont fait un véritable enjeu environnemental depuis les années quatre-vingt-dix.

Un matériau est dit biodégradable lorsqu’il peut subir une biodégradation, c’est-à-dire une décomposition (on parle aussi de dégradation) des matières qui le forment par des micro-organismes tels que les bactéries, les enzymes, les champignons ou encore les algues. Concrètement, les substances dites biodégradables sont composées de molécules organiques que les micro-organismes peuvent transformer à l’aide de leurs enzymes. Ces substances sont converties en gaz carbonique, en eau, en biomasse que les cellules de ces micro-organismes utilisent pour se développer. Ce sont des candidates de premier choix pour le compostage industriel et pour renforcer le développement durable.
Le procédé de biodégradation est souvent utilisé pour le traitement des déchets. Par exemple, la plupart des sacs plastiques ne sont pas biodégradables, mais les sacs en papier le sont. Cela peut faire une différence importante dans le devenir des déchets, car les sacs plastiques resteront longtemps intacts s’ils sont abandonnés dans la nature, alors que les sacs en papiers se décomposeront assez rapidement. La biodégradabilité permet le recyclage du matériau initial dans l’écosystème car il est consommé par les micro-organismes du sol, des rivières et des océans.


Emballages alimentaires, meubles, CD biodégradables…

Mais, quand on réfléchit bien, tous les matériaux peuvent être étiquetés « biodégradables ». C’est le temps qui fait la différence ! La pelure d’orange mettra six mois à se dégrader, la boîte de conserve entre cinquante et cent ans, la bouteille de verre près d’un million d’années… Quant à celle en plastique, sa durée de vie est quasiment illimitée. Les chercheurs se sont donc mis d’accord : il faut établir une norme qui fixe les limites. Pour qu’un matériau puisse bénéficier de la référence biodégradable, il doit répondre à au moins deux exigences. La première est que sa dégradation n’engendre aucune production d’éléments toxiques. La seconde est la rapidité avec laquelle le matériau va se déliter : la décomposition doit intervenir dans un délai allant de quelques semaines à deux ans maximum.
De nombreux pays du monde se sont lancés dans la production de tels matériaux. Par exemple, la Chine a réussi à mettre au point des emballages alimentaires – en remplacement des plastiques – qui se décomposent en eau peu de temps après avoir été enfouis dans le sol. Ces produits ont été fabriqués avec du maïs, de la fécule et des fibres végétales. Rien que du naturel ! Ce sont les microbes vivant dans la terre qui peu à peu digèrent les emballages. Mais l’enjeu ne porte pas seulement sur les plastiques d’emballage. Une grande firme productrice de disques compact vient d’annoncer qu’elle lancerait très prochainement des CD dans lesquels l’indestructible polycarbonate sera remplacé par de l’amidon de maïs. Dans le domaine agricole, les films plastiques vont laisser place à des produits en fibres non tissées d’origine végétale tels que le chanvre, le lin ou encore le coco. Les meubles en carton ont déjà fait leur apparition et bientôt l’huile de moteur des automobiles, jusque-là minérale, sera remplacée par de l’huile de colza ou de tournesol…

Julie Foulquier


En bref
Danger autour du lac Nyos


(MFI) Le lac Nyos, au Cameroun, comme de nombreux autres lacs africains, stocke du gaz issu tout droit du magma de la Terre. Dans certaines conditions, ce gaz peut provoquer des explosions accompagnées d’émanations toxiques. Ce fut déjà le cas pour le lac Nyos en 1986, où quelque 1 800 personnes avaient trouvé la mort. Depuis, des systèmes de dégazage ont été mis en place. Ces installations permettent, par le biais de tuyaux aspirants, de relâcher en permanence le gaz carbonique excédentaire, évitant ainsi les explosions meurtrières. Mais les systèmes semblent devenus insuffisants et il va falloir, pour maintenir la sécurité, enrichir l’installation de nouveaux tubes d’évacuation.

Quand le soleil fait pleuvoir

(MFI) Une expérience a été entreprise dans le désert du Néguev, en Israël, par une équipe de chercheurs belges, espagnols et israéliens. Son but : créer des îles de chaleur. Car des zones plus chaudes que les terrains qui les environnent engendrent de forts courants d’air ascendants, qui amènent la vapeur d’eau en altitude où elle se condense et forme des nuages. Ce phénomène provoque alors la pluie dans les zones où le vent porte les nuages. Les chercheurs vont tenter, suivant ce principe et à l’aide d’un matériau sombre qui absorbe bien la chaleur, de faire naître une île de chaleur de 1 kilomètre carré. Ils espèrent ainsi doubler la quantité de pluie sur la zone expérimentale.
J. F.




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