accueilradio  actualités  musique  langue française  presse  pro
radio
Liste des rubriques
MFI HEBDO: Science Technologie Liste des articles

25/11/2005
Chronique Sciences

Les vestiges de la première église chrétienne ?

(MFI) Les coups de pioche des détenus de la prison de Megiddo, en Israël, ont permis de mettre au jour les vestiges d’une des premières églises chrétiennes du pays. Cette église pourrait dater de la seconde moitié du IIIe siècle ou du début du IVe, soit très tôt dans l’histoire du christianisme. Megiddo, site historique important situé sur la route qui menait de l’Egypte à la Syrie, fut un important centre militaire avant de devenir, sous le règne du roi Salomon, au Xe siècle avant J-C, une ville royale. Les fouilles se poursuivent pour dégager l’ensemble de la structure. A l’heure actuelle, les plus vieilles églises chrétiennes connues datent du IVe siècle. La datation précise de ce nouveau site revêt donc une grande importance.

La croûte terrestre se balance

(MFI) Chaque année, sous le poids de l’eau qui inonde le bassin amazonien à la saison des pluies, le soubassement rocheux de cette région s’enfonce de plusieurs centimètres et remonte à la saison sèche. C’est la plus grande oscillation de la croûte terrestre. L’écart moyen est de 7 à 8 centimètres, selon les calculs des chercheurs de l’Université de l’Ohio. Pour mener à bien leur étude, les scientifiques ont conjugué un modèle informatique simulant l’inondation du bassin par les eaux à des données GPS mesurées par une station installée à Manaus, la ville brésilienne située au cœur de l’Amazonie. Ils obtiennent une variation moyenne de 7,5 cm entre la saison humide et la saison sèche. Mesurer très précisément l’oscillation de la croûte terrestre sous l’Amazone permettrait de calculer le volume d’eau qui arrose ce bassin, et pourquoi pas d’étendre la méthode à l’ensemble du globe.

Dans les méandres du cerveau…

(MFI) Nous pensons, mémorisons, imaginons et effectuons nos mouvements musculaires grâce à la substance grise, qui contient les corps des cellules nerveuses, plus connues sous le nom de neurones. Des chercheurs américains ont étudié comment la substance grise se forme au niveau du cortex, la couche supérieure du cerveau, son siège principal. Lors de cette formation, les neurones établissent des connexions entre eux pour former un réseau. A l’âge adulte, avec l’expérience, les connexions se modifient et de nouvelles connexions s’établissent, permettant au réseau de s’adapter à chaque instant. Ce phénomène s’appelle la plasticité cérébrale. Le phénomène de plasticité permet aussi de retrouver des fonctions perdues – après traumatisme par exemple – allant des plus basiques, comme la perception sensorielle, aux plus complexes, comme la résolution de problèmes. Le cerveau n’est jamais complètement figé. Il évolue en permanence. Mais nous gardons des traces du réseau initial, qui serait d’origine génétique. Les études portant sur la plasticité cérébrale pourraient permettre de mieux comprendre les mécanismes liés à l’évolution du système neuronal contrôlant la cognition et les émotions, ainsi que la réorganisation des réseaux de neurones après une lésion.

L’enzyme qui nettoie la pollution

(MFI) Sans la présence d’une enzyme, elle-même logée dans une bactérie, la pollution des sols arrosés par un pesticide serait considérable. Des chercheurs de l’Université de Caroline du Nord, aux Etats-Unis, ont en effet découvert que les résidus tenaces d’un pesticide étaient dégradés en un clin d’œil par une enzyme de la bactérie Pseudomonas pavonaceae. Cette dernière prolifère dans les champs de pommes de terre arrosés d’un produit pesticide destiné à tuer des vers parasites. L’un des résidus de ce toxique a une longévité d’environ dix mille ans, plus fréquemment observée pour les déchets radioactifs que les pesticides ! Or la bactérie parvient à dégrader ce résidu en un temps record. Les chercheurs se demandent si l’enzyme a évolué depuis une cinquantaine d’années, depuis que le pesticide est utilisé, ou si elle existait avant, utilisant sa capacité de catalyse sur une substance naturelle.

Bienvenue à la planète Cérès

(MFI) Après avoir décerné à Cérès le titre de plus gros astéroïde aperçu dans la ceinture entre Mars et Jupiter, les astrophysiciens reviennent sur cette détermination. En effet, des observations récentes de Hubble ont confirmé que Cérès avait une taille et un poids suffisant pour que son aspect soit régi par la gravité. Elle serait donc plus proche d’une petite planète que d’une grosse météorite. Les astéroïdes, trop petits pour être soumis à la gravité, sont biscornus alors que Cérès est sphérique, possédant un diamètre de quelque mille kilomètres. De plus, si on s’en réfère à sa forme, sa densité et sa vitesse, Cérès pourrait être constitué d’un cœur rocheux, d’un manteau de glace et d’un fine croûte poussiéreuse : tout ce qui fait une planète, en somme !

Julie Foulquier

retour

Qui sommes nous ?

Nos engagements

Les Filiales

RMC Moyen Orient

Radio Paris-Lisbonne

Delta RFI

RFI Sofia