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29/08/2003
Chronique Sciences

La première pomme de terre qui ne craint pas le mildiou

(MFI) Bienvenue à la première pomme de terre génétiquement armée contre le mildiou, mise au point par des chercheurs américains. Le mildiou est l’une des maladies les plus redoutées par les cultivateurs du tubercule. On se souvient de sa responsabilité dans la famine qui toucha l’Irlande entre 1845 et 1851. Le mildiou est un champignon dont l’action est favorisée par l’humidité et la chaleur, et qui altère la qualité de la plante et son rendement. Les chercheurs américains suspectaient quatre gènes de l’espèce sauvage de la pomme de terre de conférer une résistance au mildiou. Ils ont modifié quatre groupes de plantes, chacun d’eux possédant une copie d’un des gènes. Après exposition au champignon, seul un groupe de pommes de terre a survécu. Les scientifiques espèrent maintenant découvrir par quel mécanisme ces plantes résistent, afin d’éviter de modifier le génome de la pomme de terre.

Un effet de serre inattendu

(MFI) Une équipe de scientifiques allemands s’intéresse à l’immense réservoir de carbone situé sous nos pieds, dans le manteau terrestre. Compris entre la croûte et le noyau de la planète, le manteau est situé à une profondeur évaluée entre 10 et 2 900 km. Formé de roches chaudes et pâteuses, il constitue plus des deux tiers de la masse de la Terre. La quantité de carbone enfermée dans ce réservoir est comparable à celle contenue dans l’atmosphère, le sol et les océans. Selon les chercheurs, si ce carbone décidait de remonter à la surface lors d’une éruption volcanique, il pourrait être à l’origine d’un gigantesque effet de serre qui entraînerait l’extinction d’une grande partie de la vie sur Terre. Selon l’équipe allemande, des événements similaires se sont déjà produits deux fois au moins, il y a 245 et 208 millions d’années. Une grande partie des espèces avait alors disparu.

Des vêtements contre les ultraviolets

(MFI) Le premier vêtement anti-UV vient d’être créé par l’Agence spatiale européenne et testé sur deux personnes atteintes d’intolérance aux ultraviolets. Les gens atteints de cette maladie génétique ne peuvent pas sortir en plein jour sans protection spéciale : ils s’exposeraient alors à de graves problèmes de santé. Ils sont contraints de protéger particulièrement leur peau et leurs yeux. Les ingénieurs de l’Agence spatiale européenne ont conçu une tenue ressemblant à celle des astronautes. Un chapeau avec visière en polycarbonate protège le visage et un vêtement garanti 100 % anti-ultraviolets le reste du corps. Conçu dans le tissu que l’on utilise pour protéger les vaisseaux spatiaux du soleil, le vêtement garantit aussi un peu de fraîcheur.

Les oiseaux anglais résistent au virus du Nil occidental

(MFI) Des oiseaux britanniques exposés au virus du Nil occidental auraient développé des anticorps contre ce germe. Transmis par les moustiques qui sucent le sang des oiseaux infectés, le virus du Nil occidental touche à la fois les animaux et les hommes. En 1999, de nombreux cas sont découverts à New York et 270 personnes ont déjà succombé à la maladie. Une équipe anglaise d’Oxford a analysé le sang de plus de 353 oiseaux issus de 30 espèces différentes. L’étude les a conduits au constat suivant : deux oiseaux sur trois possédaient des anticorps spécifiques au virus du Nil occidental. Une seconde étude leur a permis de montrer que seul un oiseau sur sept avait été en contact avec l’agent pathogène. Le fait le plus étonnant est que, contrairement à leurs homologues américains, les oiseaux anglais affectés sont en parfaite santé. Il est possible que la souche britannique du virus soit différente de celle qui sévit aux États-Unis.

La disparition de la mer d’Aral s’accélère

(MFI) D’ici quelques décennies, selon une étude russe, la mer d’Aral aura complètement disparu. Située en Asie centrale, cette mer intérieure est à cheval sur les territoires du Kazakhstan et de l’Ouzbékistan ; l’immense lac salé de 39 000 km² à l’origine a vu son niveau baisser de 3,50 mètres en quarante ans. Selon les chercheurs, cette disparition plus rapide que prévue pourrait être due à une différence de salinité entre les eaux profondes et les eaux de surface. Celles-ci, moins salées, s’évaporeraient plus rapidement. Les scientifiques estiment même que la partie orientale, moins profonde, pourrait disparaître dans les quinze ans à venir. À moins que d’ici là, on ait réussi à maintenir un taux de sel suffisamment important pour sauver une infime partie de la mer d’Aral.

Minuscule rotor électrique

(MFI) Le plus petit rotor électrique vient d’être fabriqué par des chercheurs américains. Il serait 2 000 fois moins large que le diamètre d’un cheveu humain. C’est une lame en or de 300 millionièmes de centimètre qui est posée sur un axe en nanotube de carbone. Le rotor repose sur un système d’électrodes en or qui entre en contact avec une structure en silicone permettant ainsi une rotation élevée. Facile à utiliser dans toutes les conditions, le rotor serait capable de fonctionner à très grande vitesse et pourrait ainsi être utilisé dans un large éventail de systèmes électriques. Une faible tension suffit à le faire fonctionner et la lame du rotor pourrait servir à diriger ou à aiguiller très rapidement des signaux lumineux.

Julie Foulquier

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