accueilradio  actualités  musique  langue française  presse  pro
radio
Liste des rubriques
MFI HEBDO: Sport Liste des articles

17/06/2005
Chronique Football

Femmes africaines et ballon rond

(MFI) Les femmes sont de plus en plus présentes dans le football africain en dépit des nombreux obstacles qu’elles rencontrent dans ce milieu parfois misogyne. Certaines d’entre elles jouent un rôle important, comme joueuse ou dirigeante.

Burundi : Lydia Nsekera, une princesse à la barre de la fédération

(MFI) C’est une charmante femme qui préside, depuis août dernier, la fédération burundaise de football. Lydia Nsekera a été confortablement élue contre un homme. En séjour, il y a quelques semaines, dans la région des Grands Lacs, le président de la fédération internationale de football, Sepp Blatter, a eu ce compliment à son endroit : « C’est une femme qui a réussi à mettre tout le monde d’accord. » Agée de 39 ans, la présidente de la fédération burundaise est chef d’entreprise dans le civil. Elle dirige un garage automobile où elle emploie une vingtaine de personnes. Issue d’une des familles royales du Burundi, la princesse Nsekera est la fille d’un ancien président de club de football local.

Liberia : Izetta Sombo Wesley, la commissaire de match devenue présidente

(MFI) La silhouette de Izzeta Sombo Wesley ne passait pas inaperçue en Afrique de l’Ouest. Elle a été l’une des premières commissaires de rencontres internationales. Elle a été élue présidente de la fédération libérienne en février 2004, devenant la première Africaine à occuper un tel poste. A cette position, on voyait plutôt, à l’époque, la star George Weah qui annonce aujourd’hui d’autres ambitions, plus politiques. Les femmes libériennes sont très présentes dans les instances sportives. L’actuelle ministre de la Jeunesse et des Sports, Wheatonia Dixon-Barnes, a pris la décision de ne faire appel qu’aux joueurs locaux pour les matches retour des éliminatoires de la CAN et du Mondial.

Ghana : Adjoa Bayor, Abedi Pelé au féminin

(MFI) Au Ghana, on compare Adjoa Bayor à Abedi Pelé. Sa technique, balle au pied, rappelle beaucoup par certains côtés celle de la grande star ghanéenne des années 1980-1990. La meneuse de jeu ghanéenne, désignée meilleure joueuse du continent en 2003 et 2004, ne cache pas son admiration pour l’ancien joueur de l’Olympique de Marseille. Titulaire depuis 1997 au sein des Black Queens (le nom de le sélection nationale féminine du Ghana), Mlle Bayor (29 ans) a déjà disputé deux coupes du monde et trois CAN. Elle a déjà joué aux Etats-Unis, la Mecque du football féminin, mais a été obligée de revenir au pays car elle a éprouvé des difficultés à mener de front études et football. Bayor est la deuxième Ghanéenne a être élue meilleure joueuse africaine après Alberta Sackey en 2002.

Nigeria : puissance numéro 1 du football féminin en Afrique

(MFI) Le Nigeria est la place forte du football féminin sur le continent. Le sport féminin a de nombreux adeptes dans ce pays. En 1998, les femmes nigérianes ont créé un groupe de pression destiné à influer sur la progression du sport féminin. Il s’agit de la Women Sport International. Le Nigeria est le pays où se jouent régulièrement des compétitions réservées aux femmes dans les différentes catégories. Un championnat national appelé Super Division oppose quatorze équipes venant surtout du Sud du pays. Pour ce qui est des compétitions continentales, la sélection nationale nigériane (les Super Falcons) est l’ogre qui dévore tout sur son passage ; elle a remporté les quatre éditions de la CAN organisées par la Confédération africaine de football (deux fois à domicile et deux fois en Afrique du Sud). En octobre dernier, pour la finale de la dernière édition de la CAN jouée à Johannesburg, le Nigeria a nettement battu le Cameroun par 5 buts à 0. Sa star, Perpetua Nkwocha, avait inscrit quatre des cinq buts. La plus connue des joueuses nigérianes est sans doute sa libero Florence Omagbemi qui a joué près d’une quinzaine d’années en sélection.

Confédération africaine de football : une petite part pour les femmes

(MFI) Les femmes sont sous-représentées au sein de l’instance continentale du football africain. Aucune représentante du deuxième sexe ne se trouve au sein des 13 membres du comité exécutif. Les débats se passent entre hommes. Dans l’histoire de la CAF, aucune femme n’a siégé à ce niveau. Actuellement, la femme la plus visible de la CAF est Fatou Sarr Ba, une diplomate sénégalaise responsable du protocole lors de la phase finale de la CAN. Au niveau des structures de la CAF, le football féminin n’a qu’une sous-commission dirigée par… monsieur Molefi Oliphant, le président de la fédération sud-africaine de football. Seul membre féminin : Izzeta Sambo Weslmey, la présidente de la fédération libérienne.

Kouassi Guesdet


Football féminin en Afrique
Un droit chèrement conquis par les femmes


(MFI) La place réservée aux femmes africaines ne se réduit plus seulement aux gradins des stades. Elles sont présentes sur les terrains, et le phénomène a pris de l’ampleur dans des pays comme le Nigeria, le Ghana, le Cameroun, l’Afrique du Sud ou l’Ethiopie. Des compétitions y sont régulièrement organisées. Dans les autres pays, la pratique du football par les femmes est encore velléitaire. En Afrique noire francophone, les footballeuses du Mali, de Côte d’Ivoire, du Burkina et du Sénégal ont un train de retard sur leurs sœurs d’Afrique anglophone.
Les femmes africaines ont chèrement conquis le droit de pratiquer le football dans des sociétés où la pratique sportive était jusqu’à récemment exclusivement acceptée pour les hommes.
Les préjugés contre la femme sportive sont encore nombreux. Le football est considéré comme un jeu viril, à la différence du basket-ball par exemple – sans doute la discipline sportive qui compte le plus grand nombre de féminines en Afrique subsaharienne.
Dans un continent où tout est nécessaire et rien n’est suffisant, l’absence d’infrastructures que les femmes doivent partager avec les hommes est un handicap. Du coup, la préparation des équipes, les stages et l’équipement en tenues de sport deviennent un luxe pour les femmes. Celles-ci dénoncent aussi de plus en plus, dans le football féminin, la violence et le harcèlement sexuel, tous deux le fait des hommes.

K. G.




retour

Qui sommes nous ?

Nos engagements

Les Filiales

RMC Moyen Orient

Radio Paris-Lisbonne

Delta RFI

RFI Sofia