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Esclavage

La traite des Noirs, un crime contre l'humanité

En France, le parlement adopte une loi qui reconnaît l'esclavage et la traite négrière comme crimes contre l'humanité. Cette loi a bien sûr une portée symbolique, celle d'une condamnation morale. Elle a aussi pour ambition de sortir la traite négrière de l'oubli, notamment dans les livres scolaires.
Il aura donc fallu plus de 150 ans, après l'abolition de l'esclavage dans les colonies françaises, pour que la France franchisse un nouveau pas et reconnaisse officiellement l'esclavage et la traite négrière comme crimes contre l'humanité. Une reconnaissance symbolique, mais aussi indispensable, lorsque l'on sait que les manuels d'histoire font quasiment l'impasse sur plusieurs siècles de traite négrière.

La nouvelle loi prévoit que les livres scolaires accordent à l'esclavage et à la traite négrière la place qui leur revient. "C'est une loi contre l'oubli", estime le secrétaire d'Etat français à l'Outre-mer, Christian Paul.

Le texte prévoit qu'un comité de personnalités sera chargé de garantir la pérennité de la mémoire. Il stipule également qu'il y aura lieu de fixer une date pour commémorer, chaque année, l'abolition de l'esclavage.

Reste la question de la réparation. La députée guyanaise Christiane Taubira Delannon, à l'origine de cette loi, souhaite que les anciens pays colonisateurs fassent oeuvre de réparation, en pratiquant à l'égard des pays d'Afrique-Caraïbes et Pacifique, une politique économique qui soit dit-elle, «moins inégalitaire qu'aujourd'hui».



par Catherine  Potet

Article publié le 11/05/2001