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Football

La France à l’Euro

L’équipe de France de football, tenante du titre, défendra sa couronne au Portugal en 2004. Elle a assuré sa qualification en allant battre la Slovénie par deux buts à zéro. Autres qualifiées : Bulgarie, République Tchèque et Suède.
Un peu plus d’un an après la désastreuse campagne d’Asie qui avait vu l’équipe de France incapable d’honorer son titre de championne du monde, tout semble désormais rentré dans l’ordre. Les hommes sont à peu près les mêmes, à l’exception de l’entraîneur, Roger Lemerre ayant laissé la place à Jacques Santini, mais les résultats sont d’un tout autre calibre. Sept matches, sept victoires lors des éliminatoires de l’Euro, 26 buts marqués pour seulement deux encaissés. Une attaque prolifique, une défense hermétique, un ensemble soudé – sur les 26 joueurs utilisés, 9 ont joué au moins cinq rencontres – une âme retrouvée. Seul petit couac, le départ imprévu d’Emmanuel Petit. Le milieu de terrain a choisi de claquer la porte, certes de manière un peu étouffée, mais en faisant un certain bruit, dénonçant le comportement du sélectionneur. «Santini manque de franchise», déclarait-il à la veille du déplacement à Ljubljana. Déception, amertume d’un joueur qui n’entrait sans doute plus dans les plans de l’entraîneur. Une nouvelle aventure commence pour les Bleus qui ont toutefois encore à prouver que l’esprit «Black-Blanc-Beur» de 98 n’a pas pris de rides. A l’évidence leur groupe de qualification n’était pas le plus difficile avec Chypre, Israël, Malte et la Slovénie. Ceux que Zinedine Zidane, Marcel Desailly et leurs camarades retrouveront à partir du 12 juin 2004 seront d’un autre calibre.

Le souvenir de 2002

Outre le Portugal, qualifié d’office, il y aura la Bulgarie, la République Tchèque et la Suède, trois pays qui, comme la France, ont obtenu leur passeport pour l’Euro lors de l’avant-dernière journée des groupes éliminatoires. Six autres qualifiés seront connus le 11 octobre. Dans le groupe 2 le Danemark peut se contenter d’un résultat nul en Bosnie-Herzégovine mais n’a pas le droit de perdre. Dans le groupe 5 avantage à l’Allemagne qui recevra lors de la dernière journée son challenger, l’étonnante Islande, deuxième à deux points. Dans le groupe 6 la Grèce et l’Espagne, séparées par un point, livreront un duel à distance, la Grèce en recevant l’Irlande du Nord, l’Espagne en se déplaçant en Arménie. Dans le groupe 7 le dernier match Turquie-Angleterre s’annonce particulièrement chaud. Les Anglais comptent un point de mieux, mais à Istanbul cela pourrait bien ne pas suffire. Dans le groupe 9, l’Italie est la mieux placée avec un point d’avance sur le Pays de Galles. Les deux joueront leur dernier match à domicile, le Pays de Galles face à la Serbie-Monténégro, l’Italie face à l’Azerbaïdjan. Dans le groupe 10 nouveau duel à distance entre la Suisse et la Russie, même si l’Eire n’est pas hors-jeu à égalité de points avec la Russie, une longueur derrière la Suisse. Russie-Géorgie et Suisse-Eire seront décisifs. Les dix deuxièmes de poule joueront des barrages par aller-retour à la mi-novembre.

A l’issue de la septième journée, l’équipe de France présente un bilan chiffré absolument parfait. La République Tchèque n’a concédé qu’un point. Sont également invaincues la Bulgarie et la Suède, les autres qualifiés du jour, ainsi que l’Allemagne et l’Angleterre. Les Français en dépit de leur excellent parcours refusent l’étiquette de favoris. Chats échaudés craignent l’eau tiède. Le souvenir de 2002 et de la Coupe du monde est encore dans toutes les mémoires.



par Gérard  Dreyfus

Article publié le 11/09/2003