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Football

L’OM élimine l'Inter

La victoire pour Marseille malgré la suspension de son buteur-maison, l'ivoirien Didier Drogba. 

		(photo : AFP)
La victoire pour Marseille malgré la suspension de son buteur-maison, l'ivoirien Didier Drogba.
(photo : AFP)
L’Olympique de Marseille disputera les demi-finales de la Coupe de l’UEFA contre l’équipe anglaise de Newcastle. Le club marseillais, victorieux du match aller au stade-vélodrome par un but à zéro, a récidivé à Milan, réussissant là où ses neuf prédécesseurs français (depuis 1959) avaient toujours échoué. Trois mois après avoir changé d’entraîneur, l’OM, bien mal en point au début de l’année, a retrouvé une certaine allure. Le football est tout sauf une science exacte.

Privé de son buteur-maison, Didier Drogba, suspendu, l’Olympique de Marseille est néanmoins parvenu à vaincre en terre milanaise grâce à un but inscrit par Camel Meriem à l’entrée du dernier quart d’heure. L’absence de Drogba semblait constituer un handicap presque insurmontable tant son rôle, cette saison à la pointe du combat, a été déterminant: 40% des buts inscrits par le club en championnat, 50% en Coupes de France et de la Ligue, 60% en Ligue des champions, 80% en Coupe de l’UEFA.

Pourtant un OM transfiguré depuis la prise de commande de José Anigo (le 15 janvier) en remplacement d’Alain Perrin a su effacer ce manque de finisseur et avec une équipe sans vedette, à l’exception du gardien Fabien Barthez, a petit à petit retrouvé l’appétit. Les Marseillais assurent que l’élimination de Liverpool dans cette épreuve, en huitième de finale, a provoqué un déclic, tant au plan national qu’européen. Et voilà comment une équipe moribonde, au bord de l’explosion à l’heure de la trêve hivernale s’est refait une santé physique et mentale. Etrange année où les champions disparaissent prématurément remplacés par des seconds couteaux assurément moins prestigieux.

Aucune équipe italienne ni allemande en demi-finales

Plus aucune équipe italienne en demi-finales des deux épreuves européennes, plus d’équipes allemandes non plus, en revanche trois clubs espagnols, La Corogne, Valence, l’étonnant Villareal (propriété d’un millionnaire) qui n’en est qu’à sa cinquième saison en première division, mais pas le Real. L’Angleterre -Chelsea et Newcastle, mais ni Manchester United, ni Arsenal- et la France ont conservé deux équipes. C’est la première fois depuis la saison 1996-97 avec le PSG et déjà Monaco que deux équipes françaises jouent les demi-finales, la sixième fois sur la dernière période de quinze ans. Curieusement, elles seront toutes deux opposées aux équipes anglaises encore en lice. Avec, pourquoi pas, des chances identiques de qualification pour les finales de C1 et de C2. Encore que les équipes françaises ne sont jamais meilleures que lorsqu’on les donne battues avant de jouer.

Quels que soient les résultats des demi-finales, on sait devoir retenir que cette année aura été, du strict point de vue européen, une année étonnante. Les présumés grands ont tous disparu en cours d’épreuves, laissant leur place à des clubs moins cotés, mais légitimement tout aussi ambitieux. Le football est insondable et il n’est pas évident d’en trouver la raison. Il y en a certainement plusieurs, au moins une par club concerné. Il est tout autant évident que le changement de formule (version coupe à partir des huitièmes de finale après une première phase en poules) n’autorise plus l’erreur comme la formule championnat où un trou passager n’est pas insurmontable. Le public s’y retrouve largement. Mais les grands, sans la manne financière de l’UEFA, resteront-ils longtemps sans réagir, sans réclamer, à leur manière, ce qu’ils estimeraient être un dû!

 



par Gérard  Dreyfus

Article publié le 15/04/2004 Dernière mise à jour le 15/04/2004 à 10:04 TU