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Tchad

Brève mutinerie à N'Djaména

De nombreux officiers de la Garde républicaine, de la Garde rapprochée du président Déby et de la Garde nomade et nationale seraient les instigateurs de cette mutinerie.(Photo : AFP)
De nombreux officiers de la Garde républicaine, de la Garde rapprochée du président Déby et de la Garde nomade et nationale seraient les instigateurs de cette mutinerie.
(Photo : AFP)
En plein conflit du Darfour (ouest du Soudan), à la frontière est du Tchad, et de la restructuration de l’armée engagée par le président Idriss Déby, environ quatre-vingts soldats de l’armée se mutinent dans la nuit du 16 au 17 mai à N’Djaména. Mais après une matinée d’échanges de coups de feu et de négociations les mutins se rendent aux forces loyalistes.

Dans la nuit 16 au 17 mai des éléments de l’armée tchadienne, environ quatre-vingts, se sont mutinés, mais les autorités militaires et politiques ont affirmé avoir «la maîtrise et le contrôle de la situation». Le ministère de la Défense a donné sa version des événements en demandant aux populations de la capitale et de sa périphérie de vaquer à leurs occupations habituelles. Selon les autorités tchadiennes les mutins se seraient retranchés, à la sortie de N’Djaména, sur le chemin qu’emprunte le président de la république pour se rendre à son domicile, à quelque 20 kilomètres de N’Djaména.

Les mutins et leurs meneurs auraient été arrêtés. De nombreux officiers de l’armée tchadienne, des corps de la Garde républicaine, de la Garde rapprochée du président Déby et de la Garde nomade et nationale seraient les instigateurs de cette mutinerie. Après avoir été repoussés une première fois, les insurgés ont alors fait le siège d’un quartier à la sortie est de N’Djaména avant d’être encerclés et contraints à la reddition, selon le récit du ministère de la Défense. Mais les mutins ont durement négocié leur désarmement contre «une garantie de sécurité», précise une source militaire tchadienne.

Les autorités militaires se félicitent d’avoir maté une mutinerie qui aurait pu faire «couler beaucoup de sang», précise le ministère de la Défense qui affirme par ailleurs avoir étouffé dans l’œuf le plan des mutins. Les termes de la négociation ne sont pas précisés, pas plus que les noms des hauts gradés qui auraient été mis aux arrêts.


par Didier  Samson

Article publié le 18/05/2004 Dernière mise à jour le 18/05/2004 à 18:17 TU