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Côte d'Ivoire

Le FPI demande le départ de Seydou Diarra

«<EM>Monsieur Seydou Diarra doit faire preuve de courage et dignité pour démissionner de ses fonctions sans délai</EM>», a déclaré Pascal Affi Nguessan,président du FPI. 

		(Photo : AFP)
«Monsieur Seydou Diarra doit faire preuve de courage et dignité pour démissionner de ses fonctions sans délai», a déclaré Pascal Affi Nguessan,président du FPI.
(Photo : AFP)
Après le refus des Forces nouvelles de s’engager dans le processus de désarmement à la date du 15 octobre, le Front populaire ivoirien (FPI), le parti du président de la République a clairement demandé la démission du Premier ministre, Seydou Diarra.

Les sites de Bouna (nord) et de Bondoukou (est) sont restés désespérément vides selon l’annonce faite le porte-parole des Forces nouvelles (ex-rebelles), Sidiki Konaté de ne pas respecter le calendrier fixé par le pouvoir pour le début du processus de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR). Les Forces nouvelles (FN) ont subordonné leur engagement dans le DDR à l’adoption par l’assemblée nationale d’une série de lois prévue les accords de Marcoussis et d’Accra. Mais le président FPI, Pascal Affi Nguessan a vivement réagi à cette attitude en demandant au président de la République de prendre ses responsabilités. 

« Refuser de déposer les armes c’est nier au gouvernement de réconciliation nationale tout fondement juridique, moral et politique. Monsieur Seydou Diarra doit faire preuve de courage et dignité pour démissionner de ses fonctions sans délai », a déclaré Pascal Affi Nguessan, le président du FPI.  Par cette déclaration le parti du président ne reconnaît plus le gouvernement de réconciliation nationale qui est une émanation de l’accord de Marcoussis signé par tous les partis et acteurs politiques de Côte d’Ivoire, le 23 janvier 2003. Cette réaction du FPI est-elle une dénonciation de cet accord ? Tout semble le laisser penser puisque le FPI demande par ailleurs au président Laurent Gbagbo de nommer un nouveau « gouvernement de sauvegarde nationale ». Le parti du président considère que l’attitude des Forces nouvelle est une défiance qui porte en soi « la mort de tous les accords de paix ».

La France soutient Seydou Diarra

Le FPI demande au président Laurent Gbagbo « de mobiliser et d’engager sans attendre tous les moyens politiques, diplomatiques et militaires en vue de libérer les zones occupées et de restaurer l’intégrité du territoire et de l’autorité de l’Etat ». Les Forces nouvelles ont alors beau jeu de déclarer que « tout cela obéit à une seule logique, le FPI n’a jamais renoncé à une logique de guerre. Affi Nguessan vient de proclamer solennellement l’option de guerre prise par le FPI », souligne Sidiki Konaté.

Le Premier ministre Seydou Diarra, dont l’autorité est menacée par toutes les parties a réagi par un communiqué de son cabinet dans lequel il appelle « les uns et les autres à la retenue, au civisme, à la responsabilité et à la sérénité ». Le même communiqué annonce que le Premier ministre engagera des consultations avec tous les partis en précisant par ailleurs son attachement aux accords de Marcoussis, d’Accra II et d’Accra III. Le président de la République n’est pas encore intervenu dans ce débat qui enfle de jour en jour. La première réaction étrangère est venue du ministère français des Affaires étrangères dont la porte-parole, Cécile Pozzo di Borgo, déclare que « l’objectif premier du processus de sortie de crise en Côte d’Ivoire reste inchangé, à savoir la tenue des élections présidentielles aux échéances prévues ». Elle a également souligné l’attachement de la France à l’application de l’accord de Marcoussis  confirmé par l’accord de d’Accra III. « Nous continuons d’apporter notre soutien au Premier ministre de réconciliation nationale », a-t-elle ajouté.  



par Didier  Samson

Article publié le 18/10/2004 Dernière mise à jour le 18/10/2004 à 16:22 TU