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Démographie

L’Inde dépassera la Chine en 2030

Jeunes Indiens à Cuddalore, au sud de Madras. En Inde, le taux de fécondité reste élevé: plus de 3 enfants par femme.(Photo: AFP)
Jeunes Indiens à Cuddalore, au sud de Madras. En Inde, le taux de fécondité reste élevé: plus de 3 enfants par femme.
(Photo: AFP)
Selon un rapport de l'ONU, l'Inde sera le pays le plus peuplé du monde en 2030, soit cinq ans plus tôt que prévu par les précédentes estimations. C'est la natalité nettement plus élevé dans le sous-continent qu'en Chine qui explique ce résultat. Mais cette forte démographie est aussi un handicap pour l'Inde.

À Chandni Chowk, l'un des principaux carrefours de Delhi, un immense tableau égrène en temps réel l'évolution de la population indienne. Avec cet avertissement en lettres lumineuses: «L'explosion démographique est plus dangereuse que l'explosion nucléaire».

Atteignant actuellement 1,1 milliard d'habitants, la population indienne devrait dépasser celle de la Chine dès 2030; la Chine qui compte aujourd'hui 1,39 milliard d’âmes. Le sous-continent voit sa population augmenter de 18 millions par an, une nouvelle Australie tous les douze mois.

Explication : de meilleures conditions sanitaires qui prolongent l'espérance de vie, et un taux de fécondité qui reste élevé : plus de 3 enfants par femme, alors qu'on en compte 1,7 dans l'Empire du milieu. La Chine, il est vrai, a adopté avec la politique de l'enfant unique, des mesures autoritaires contre la natalité, alors que l'Inde démocratique n'a jamais voulu ou n'a jamais su contrôler les naissances.

Un handicap, pour les autorités indiennes

Autrefois vue comme une chance notamment pour les paysans, cette pression démographique est aujourd'hui considérée par les autorités indiennes comme un handicap, dans un pays qui s'urbanise. Elle rend plus difficiles les prévisions de construction d'écoles, d'hôpitaux, de logements, de routes...

Le gouvernement encourage donc des ONG à mener un travail d'éducation dans les villages. Mais toutes reconnaissent la difficulté de convaincre les familles d'avoir moins d'enfants. D'autant que les moyens de contraception ne sont pas toujours disponibles ou sont trop chers pour la majorité des habitants.

par Jean  Piel

Article publié le 25/02/2005 Dernière mise à jour le 25/02/2005 à 12:59 TU