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Accord industriel de l’UE sur le programme Galileo

Article publié le 30/11/2007 Dernière mise à jour le 30/11/2007 à 04:27 TU

Présentation du système satellitaire Galileo.(Photo : ESA)

Présentation du système satellitaire Galileo.
(Photo : ESA)

Les pays membres de l’Union européenne se sont mis d’accord, jeudi, à Bruxelles, afin de poursuivre le projet Galileo, un programme de localisation par satellite qui concurrencera l'Américain GPS d'ici 2013. L’accord a été trouvé sans l’Espagne et à la majorité qualifiée. Le financement du projet est au centre de cet accord. Chaque pays participant au financement du projet a eu l’assurance d’obtenir des compensations industrielles. Madrid ne s’est pas associée à ce compromis estimant les retombées industrielles insuffisantes pour l’Espagne.

Avec notre correspondant à Bruxelles, Pierre Benazet

Après l’accord financier il y a une semaine, l’accord industriel survenu cette nuit à Bruxelles entre les ministres européens des Transports consacrent enfin le véritable lancement de Galileo.

Avec 2,4 milliards d’euros de fonds européens pour assurer son lancement, la constellation satellitaire n’avait plus besoin que d’un plan de répartition industrielle pour prendre son envol.

Dans la formule adoptée dans la nuit, malgré les réticences de l’Espagne, le marché des contrats de construction, de maintenance et de fournitures, sera divisé en six groupes de six segments et aucune entreprise ne pourra être le maître d’œuvre ou le chef de file de plus de deux de ces segments.

Ce mode de répartition compliqué a été adopté pour garantir à l’Allemagne que les géants européens de l’industrie spatiale ne remporteraient pas tous les contrats au détriment des industriels allemands, plutôt de taille moyenne dans le secteur spatial.

40% de chacune des subdivisions devra en outre être confié à des sous-traitants, qui ne devront pas être des filiales des maîtres d’œuvres.

Avec 30 satellites en orbite, Galileo doit concurrencer, dès 2013, le système mondial de positionnement GPS des Etats-Unis.

Petit rappel technique

Le principe de base de la localisation depuis l’espace d’un engin mobile terrestre  – que ce soit une voiture, un camion, un avion ou encore un bateau – est simple. L’engin en question émet un signal qui est capté dans l’espace par des satellites. Après quoi, en fonction du temps de parcours des signaux vers deux ou trois satellites, un principe bêtement mathématique de triangulation est appliqué et la position ultra précise de l’engin est déterminée. A quelques mètres, voire au mètre près aujourd’hui avec le système américain GPS.

Si bien qu’aujourd’hui, de façon totalement gratuite, nous utilisons le GPS pour nos besoins quotidiens, qu’ils soient civils ou militaires. Civils ou militaires qui seraient d’ailleurs en grand désarroi si l’on venait un jour à couper ce fameux GPS.

C’est la raison qui a poussé les Européens à se doter de leur propre système Galileo, à la fois complémentaire et concurrent du GPS américain. Il s’articulera autour d’une flotte d’une trentaine de satellites de 700 kilos chacun placés à 23 600 km d’altitude, et dotés d’une horloge atomique ultra précise pour améliorer les performances de localisation. Des performances qui pourraient alors atteindre, pour certaines missions, la dizaine de centimètres.

Objectif de l’Europe : disposer des 30 satellites Galileo fin 2013.

Jacques Barrot

Commissaire européen chargé des Transports

«C'est une grande chance de démontrer, à travers Galileo, que l'Europe est désormais la Communauté européenne».

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