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Chine

Lait frelaté: le Premier ministre reconnaît une part de responsabilité

par  RFI

Article publié le 18/10/2008 Dernière mise à jour le 18/10/2008 à 16:41 TU

Des familles chinoises viennent retourner le lait frelaté, à Zhengzhou, dans le centre de la Chine, le 23 septembre 2008. (Photo : AFP)

Des familles chinoises viennent retourner le lait frelaté, à Zhengzhou, dans le centre de la Chine, le 23 septembre 2008.
(Photo : AFP)

Le scandale du lait en poudre contaminé à la mélamine continue de faire des vagues par le biais des médias internationaux. Selon l’hebdomadaire américain Science Magazine, le chef du gouvernement chinois, Wen Jiabao, admet à présent une part de responsabilité dans cette affaire, mais on est encore loin des excuses officielles.

Ce que le premier ministre Chinois reconnaît dans cette interview publiée par Science Magazine, c'est que « si le problème est apparu dans des compagnies privées, le gouvernement porte aussi une responsabilité, particulièrement dans le domaine du contrôle ». En clair, les autorités chinoises ont été négligentes à la fois dans l'élaboration des normes et dans les tests pratiqués pour savoir si les substances ajoutées à des aliments tels que le lait en poudre, font courir des risques à ceux qui les consomment.

Mais ces propos de Wen Jiabao ne sont pas assimilables à des excuses officielles. Interrogé par le journaliste américain, il ne reconnaît les manquements de son administration que du bout des lèvres. Il faut aussi remettre ces propos dans leur contexte : le directeur de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) pour le Pacifique Ouest, le Japonais Shigeru Omi, venait de dénoncer le retard avec lequel l'affaire avait éclaté au grand jour.

Wen Jiabao n'évoque pas le problème majeur des consommateurs laissés dans l'ignorance des risques encourus en laissant des nourrissons consommer du lait coupé à la mélamine. Il a fallu attendre la mort des premiers bébés pour que l'information soit rendue publique. Depuis le début, des consignes ont été données pour tenter d'étouffer le scandale.