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Chine

Un quart des bébés pékinois nourris au lait frelaté

Article publié le 26/10/2008 Dernière mise à jour le 26/10/2008 à 15:10 TU

Des parents inquiets exigent le remboursement des boîtes de lait frelaté produites par la société chinoise Sanlu.(Photo : AFP)

Des parents inquiets exigent le remboursement des boîtes de lait frelaté produites par la société chinoise Sanlu.
(Photo : AFP)

Une enquête de porte-à-porte effectuée à Pékin auprès de plus de 300 000 familles ayant des enfants en bas âge montre que parmi eux,  plus de 75 000 bébés ont absorbé du lait frelaté. Officiellement quatre nourrissons sont morts à cause de ce lait empoisonné et des dizaines de milliers d'enfants sont atteints à travers le pays. Plus de 3 600 d'entre eux sont encore hospitalisés selon des chiffres officiels.

Avec notre correspondant à Shanghai, Joris Zylberman

Le gouvernement chinois continue de souffler le chaud et le froid sur le bilan des bébés malades du lait frelaté.

Ce dimanche, Pékin a décidé de publier une enquête assez effrayante. Les autorités ont interrogé 308 000 familles de la capitale chinoise. Parmi elles, plus de 25% ont nourri leurs bébés au lait contaminé, distribué par Sanlu, la compagnie laitière, au cœur du scandale.

Cette enquête devrait prouver l’honnêteté du gouvernement, mais elle ne supprime pas, loin s'en faut, les doutes sur sa transparence. Il reste encore difficile de croire aveuglément aux bilans officiels des victimes de la contamination. Ils s’enchaînent au rythme d’un par semaine, et depuis deux semaines, la pente est résolument positive.

Mercredi dernier, on apprenait que plus de 3 600 bébés étaient toujours hospitalisés sur 53 000 malades. Le 15 octobre, ils étaient plus de 5 800 à l’hôpital ; une guérison collective impressionnante, alors que le 10 octobre dernier, ils étaient encore plus de 11 000 placés sous les soins des docteurs.

Par ailleurs, le gouvernement avait pendant une semaine, refusé de dévoiler ces informations. Au final, cette communication sporadique laisse penser que Pékin n’a qu’un seul objectif : rassurer le public pour ressusciter au plus vite l’industrie du lait.