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Israël/Gaza

La trêve à Gaza dépend de la libération de Gilad Shalit

Article publié le 16/02/2009 Dernière mise à jour le 16/02/2009 à 11:00 TU

Un accord pour un cessez-le-feu durable à Gaza semblait encore imminent il y a 48 heures. Mais ce dimanche soir, devant la Conférence des présidents des organisations juives américaines, Ehud Olmert a réclamé la libération du soldat Gilad Shalit. Selon le premier ministre israélien, les exigences d’Israël avant tout accord sont « en premier lieu, la libération de Gilad Shalit, deuxièmement, l’arrêt de la contrebande d’armes d’Egypte vers la bande de Gaza, et troisièmement, un cessez-le-feu total. »

Un coureur passe devant une tente dressée pour protester contre la capture du soldat Gilad Shalit et demander son retour chez lui, à Jérusalem, le 15 février 2009.(Photo : AFP)

Un coureur passe devant une tente dressée pour protester contre la capture du soldat Gilad Shalit et demander son retour chez lui, à Jérusalem, le 15 février 2009.
(Photo : AFP)


Avec notre correspondante à Jérusalem, Catherine Monnet

Pas d'ouverture de frontières ni de retour à la normale avant que Gilad Shalit ne rentre chez lui : c'est du donnant-donnant. A entendre le Premier ministre sortant, cette condition dépasse même toutes les autres.

Ce dimanche soir, devant des présidents d'organisations juives américaines réunis en conférence à Jérusalem, Ehud Olmert a énuméré dans l'ordre les exigences d'Israël: la libération de Gilad Shalit, l'arrêt de la contrebande d'armes et un cessez-le-feu total.

Mais l'ouverture des frontières ne sera pas le seul prix à payer pour libérer le soldat Shalit. Ehud Olmert le reconnaît et l'annonce ce dimanche soir par la télévision israélienne d'une possible libération de Marwan Barghouti dans les prochains jours a relancé les spéculations sur l'imminence d'un accord.

Considéré comme l'un des principaux inspirateurs de la deuxième Intifada, Marwan Barghouthi a été condamné en juin 2004 à cinq peines de prison à vie. Son nom a toujours figuré en bonne place sur la liste de centaines de prisonniers palestiniens dont le Hamas exige la libération en échange du soldat israélien.

Kadima menace de passer dans l’opposition

C’était une note, un bout de papier griffonné à la hâte, qui n’était censé ne regarder que le Premier ministre Ehud Olmert. Mais quand Tzipi Livni a écrit le message qu'elle voulait lui faire passer en plein conseil des ministres, des caméras étaient encore là et ont filmé la chef de Kadima en train de rédiger les mots suivants : « Je n'ai nullement l'intention de participer à un gouvernement d'union nationale avec Bibi ».

Tzipi Livni, à la tête de la formation centriste, a gagné un siège de plus que le Likoud de Bibi Nétanyahu, et n'entend pas pour l'instant renoncer à former le futur gouvernement, même si elle a peut de chance de réussir.

A défaut et surtout, plutôt que d'entrer dans un gouvernement formé par le Likoud, Tzipi Livni n'exclut pas d'entrer dans l'opposition. Le refus de la ministre des Affaires étrangères de se joindre à un gouvernement mené par son adversaire de droite va obliger ce dernier à s'appuyer sur les partis d'extrême-droite et les partis religieux.

Sinon, reste l'option de la rotation, évoquée un peu plus tôt par le ministre de la sécurité intérieure. Un tel scénario impliquerait que Tzipi et Bibi occupent deux ans, chacun, le poste très convoité de Premier ministre.