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Soudan

Hassan al-Tourabi se retire de la scène politique

par  RFI

Article publié le 12/04/2009 Dernière mise à jour le 12/04/2009 à 02:17 TU

L'opposant soudanais, Hassan Al Tourabi n'envisage pas de se présenter à l'élection présidentielle de 2010. Agé de 77 ans, le vieil opposant au président Omar el-Béchir invoque des questions d'âge et souhaite laisser la place à la jeune garde. Hassan al-Tourabi dirige le Parti du congrès populaire (PCP), formation qui n'a pas encore indiqué si elle présenterait un autre candidat en 2010 face au président sortant Omar el-Béchir.

Hassan al-Tourabi veut se mettre en retrait, écrire des livres dit-il pour inspirer ou guider les gens. Ses quarante années de carrière politique suffiront sans doute à alimenter sa plume.

Il fut le héraut de l'islamisme politique soudanais, le président de l'Assemblée nationale, l'ami personnel de Ben Laden, on l'a également accusé d'avoir trempé dans une tentative d'assassinat du président égyptien Hosni Moubarak. Il a connu les honneurs et la disgrâce avant d'être jeté en prison. Son dernier séjour derrière les barreaux date de janvier, après qu'il eut demandé au président Omar el-Béchir de se livrer à la Cour pénale internationale (CPI).

Les deux hommes en lutte depuis dix ans furent pourtant de solides alliés lors du coup d'état de juin 1989 qui porta Omar el-Béchir au pouvoir. A l'époque, Hassan al-Tourabi est l'idéologue du régime et le mentor du président. Mais ses amitiés avec les terroristes du Moyen-Orient lui valent des ennuis. Omar el-Béchir, qui redoute l'isolement du Soudan sur la scène internationale, s'en débarrasse et le fait emprisonner en l'accusant de tentative de complot. Ces dernières années, Hassan al-Tourabi n'a pas mâché ses mots à l'encontre du régime. Il a aussi publiquement soutenu la cause du Darfour. Le président soudanais le soupçonne d'ailleurs de liens avec le MJE, l'un des principaux mouvements rebelles du Darfour.