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Niger

Hama Amadou aux obsèques de Moumouni Djermakoye

par  RFI

Article publié le 16/06/2009 Dernière mise à jour le 16/06/2009 à 11:32 TU

L'ancien Premier ministre nigérien Hama Amadou, en janvier 2007.(Photo : AFP)

L'ancien Premier ministre nigérien Hama Amadou, en janvier 2007.
(Photo : AFP)

Aux obsèques Moumouni Djermakoye Adamou, ex- président de la Haute Cour nationale du Niger, le lundi 15 juin, la présence Hama Amadou, ancien chef du gouvernement nigérien a retenu l'attention des foules et a suscité bien de commentaires. Hama Amadou a fait le déplacement de la France, où il est en convalescence depuis sa mise en liberté conditionnelle. Il est accusé de détournement de fonds publics. Le décès de Moumouni Djermakoye est survenu dimanche au cours d’une  manifestation d’opposants à la tenue d’un référendum constitutionnel annoncé par le président Mamadou Tandja, sur la prolongation de son mandat. La cour constitutionnelle le somme  d'y renoncer. 

L’information courrait depuis le matin : « Le premier ministre, Hama Amadou, sera à Dosso pour l’enterrement du président Djermakoye ». A son arrivée, la foule se précipite pour lui manifester avec enthousiasme, sa joie. L’ancien Premier ministre, désavoué il y a deux ans, puis placé en prison durant dix mois, pour détournement de fonds publics, est de retour au pays.

Selon ses proches : « Il ne pouvait pas être absent pour ce dernier hommage à son ami, son aîné, un Djerma, qui l’a fortement soutenu ces derniers mois ». C’est Moumouni Djermakoye, président de la Haute cour de justice jusqu’à la dissolution de l’Assemblée nationale, qui a facilité sa sortie de prison, fin avril.

Les deux hommes s’appréciaient et avaient en commun le désir de refuser au chef de l’Etat de prolonger son mandat. Selon les proches de Hama Amadou, « Djermakoye s’était lancé avec détermination dans ce combat. Le devoir sacré est donc de continuer ». Le FDD a perdu un conciliateur. Il gagne un redoutable combattant, prêt à s’engager personnellement, aux côtés du PNDS, son partenaire du moment.

Face à eux, c’est toujours le mutisme. Le chef de l’Etat reste sourd aux nombreux messages qui lui conseillent de respecter la légalité. Sur la chaîne télévision publique, chaque soir, les reportages favorables au référendum continuent de tourner en boucle.