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Mauritanie

Un an après son coup d'Etat, le général Abdel Aziz investi

par  RFI

Article publié le 05/08/2009 Dernière mise à jour le 05/08/2009 à 10:20 TU

Le général mauritanien Mohamed Abdel Aziz, le 19 juillet 2009.(Photo : AFP)

Le général mauritanien Mohamed Abdel Aziz, le 19 juillet 2009.
(Photo : AFP)

Le général Mohamed ould Abdel Aziz, élu le 18 juillet au premier tour avec 52 % des voix, doit prendre ses fonctions après une cérémonie à laquelle participeront plusieurs dizaines d'invités. Au moins trois chefs d'Etat seront présents, ainsi que plusieurs ministres. Une investiture symboliquement importante pour le général, mis au ban de la communauté internationale pendant plusieurs mois, après son coup d'Etat, il y a tout juste un an, le 6 août 2008.

C'est le stade olympique que le général Abdel Aziz  a choisi pour célébrer son investiture. Un lieu plus populaire que le palais des Congrès, à l'image de sa campagne, qui lui a valu le surnom de président des pauvres.

La liste des personnalités invitées est longue, mais finalement peu de chefs d'Etat feront le déplacement. Mardi soir 4 août, seuls les présidents voisins du Mali et du Sénegal avaient confirmé leur arrivée. Le déplacement d'Abdoulaye Wade sonne comme une évidence ; c'est lui en effet qui a chapeauté la médiation permettant aux Mauritaniens de trouver un consensus avant le scrutin.

Sans surprise non plus, Rabat enverra son Premier ministre. Le Maroc est effectivement un des rares pays à avoir soutenu le général après son putsch, il y a un an.

Côté occidental, c'est une représentation a minima qui s'annonce. Pour des raisons de vacances, assurent certains diplomates... Plusieurs pays comme les Etats-Unis qui n'ont jamais caché leur refus du coup d'Etat se limiteront à une représentation via leur ambassadeur. Côté européen, c'est le président du Sénat espagnol et le chef de délégation à Nouakchott qui s'afficheront.

Alain Joyandet, le secrétaire d'Etat à la Coopération est l'émissaire désigné par Paris. La position de la France, très dure au départ vis à vis de l'ex-putschiste, a évolué au fil des mois jusqu'à être perçue comme favorable au nouveau président aux yeux de nombreux Mauritaniens.