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28/06/2004
Goutte : la crise

(MFI) Elle arrive souvent au beau milieu de la nuit, après un dîner copieux et arrosé… Une douleur brutale et intense envahit le gros orteil et irradie le corps entier. Le moindre contact avec le drap et toute tentative de mouvement deviennent insoutenables. Explications sur la goutte et les moyens de s’en sortir.

Maladie fréquente chez les hommes, la goutte est rare chez la femme (10 % des cas), chez qui elle ne survient qu’après la ménopause. Elle est liée à une augmentation du taux d’acide urique dans le sang (hyperuricémie), soit parce que l’organisme en produit trop, soit parce qu’il n’en n’élimine pas assez. Elle n’apparaît généralement qu’après des années d’hyperuricémie, mais peut aussi ne jamais se manifester…

C’est donc ce « trop plein » d’acide urique qui se dépose années après années dans les articulations, essentiellement au niveau du gros orteil, du pied et du coude, qui va être à l’origine de l’inflammation et de la crise de goutte.

La première crise survient en général brusquement, en pleine nuit, suite à des excès alimentaires et/ou alcooliques, à un traumatisme articulaire, à un surmenage physique ou intellectuel, ou encore après une opération ou à la suite d’un traitement médicamenteux (diurétique…). La douleur est intense. Elle se situe bien souvent au niveau du gros orteil, qui est tendu, rouge, luisant, et dégage une forte chaleur. Elle s’accompagne parfois de fièvre et de frissons. Le malade ne supporte plus le contact avec les draps et est incapable de bouger. Le traitement de la crise de goutte repose sur la prise d’un médicament (la colchicine), souvent associée à du repos et à un régime. De la glace placée sur l’articulation peut également soulager.

Après le premier accès goutteux, il s’en produit généralement d’autres, quelques semaines, quelques mois, voire quelques années après… C’est pourquoi un traitement de fond est généralement prescrit. Associant médicament et régime alimentaire, il vise à diminuer le taux d’acide urique dans le sang.

Le régime : conseillé mais insuffisant

Le régime à lui seul est incapable de guérir la goutte. Mais il est toujours associé au traitement médicamenteux. On préconise généralement la suppression des aliments trop gras, un régime hypocalorique en cas de surcharge pondérale, une réduction de la consommation des aliments à l’origine d’une surproduction d’acide urique (abats, viande, sardines, fruits de mer, anchois…), la diminution voire la suppression de l’alcool. L’alimentation doit être légère, à base de légumes, de fruits, et bien arrosée… d’eau : deux litres par jour !

Les produits laitiers protègeraient du risque de goutte

(MFI) Une étude américaine portant sur 47 150 hommes suivis durant douze ans vient d’être publiée dans le prestigieux New England Journal of Medicine. Elle montre une association inverse entre la consommation de produits laitiers et le risque de goutte. Les produits laitiers, et notamment les produits laitiers allégés, seraient protecteurs. Ainsi, les hommes qui consomment deux verres de lait écrémé par jour ou plus (240 ml/verre) ou encore deux pots de yaourt maigre par semaine ou plus (240 ml/pot) ont un risque minoré de contracter la goutte. D’après les auteurs, l’effet protecteur pourrait être dû aux protéines laitières, qui diminueraient le taux d’acide urique dans le sang en favorisant son élimination dans les urines.

Cerin

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