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26/07/2001

L'évanouissement en... 6 questions

(MFI) L’évanouissement ou le malaise vagal comme le nomment les médecins, regroupe un ensemble de symptômes désagréables qui peuvent aller jusqu’à la perte de connaissance complète. Nos arrières grand-mères qui y étaient très sujettes, s’en prémunissaient en respirant des sels qu’elles conservaient dans de ravissants flacons. « Vite, mes sels » parvenaient-elles à peine à articuler avant de « tomber dans les pommes » ou de se « trouver mal ».


Qu’est-ce qui provoque le malaise vagal


La survenue de ce malaise est due à un excès d’activité du système nerveux parasympathique sur le coeur et les vaisseaux. Le nerf vagal qui est ici en cause agit sur la rapidité des battements cardiaques qu’il modère. De nombreux réflexes sont aussi du ressort du nerf vagal qui adapte ainsi le rythme de notre pouls en fonction des besoins de notre organisme. Il peut ainsi ralentir notre rythme cardiaque en fonction d’informations reçues et entraîner de ce fait une baisse de la tension artérielle et finalement le malaise.

Y-a-t-il des signes annonciateurs ?

Oui, juste avant (mais aussi après) un évanouissement, il est fréquent de ressentir des nausées, de vomir et d’avoir des sueurs ; autant de symptômes dus à l’excitation du nerf vague. L’entourage remarquera aussi une pâleur inhabituelle et la prise du pouls révèlera un ralentissement de celui-ci à moins de 50 battements par minute.
Sous l’effet de la chaleur, d’un stress, de la peur, d’un environnement confiné, la personne peut se sentir mal. De même, le fait de manger insuffisamment, de faire un effort en étant à jeun ou au contraire après un repas trop riche ou trop arrosé peut être à l’origine d’une perte de connaissance. Chez les personnes âgées, le fait de passer brutalement de la position allongée à la station debout peut provoquer une chute de la pression artérielle et un évanouissement.

Combien de temps peut durer l’evanouissement ?

La perte de connaissance (qui peut être partielle ou complète) est d’une durée variable, de quelques secondes à quelques minutes. Il est rare qu’on se blesse en tombant car la plupart du temps, on sent venir le malaise et plus qu’une perte totale de conscience, on ressent davantage une faiblesse extrême. C’est un incident banal qui ne nécessite pas de traitement particulier sauf s’il se répète trop souvent ou dure plus de dix minutes.
Suite à un malaise vagal, la récupération est toujours complète, rapide mais progressive. Il faut donc attendre un peu avant de reprendre ses activités sous peine de voir le malaise se répéter.

Quels gestes faut-il faire ?

Quelle que soit sa position, essayez d’assurer la stabilité du malade pour lui éviter la chute. Assis, il convient de pencher la tête en avant entre les genoux de façon à propulser le flux sanguin vers le cerveau. Il est toutefois préférable, quand on le peut, d’allonger le malade, les jambes surélevées (à 45 degrés sur une chaise) toujours pour favoriser l’oxygénation du cerveau.
Desserrez les vêtements, col de chemise, ceinture, éventez-le et écartez éventuellement le public. Lorsqu’il a repris conscience, laissez le malade allongé au calme au moins 10 à 15 minutes, le temps qu’il récupère complètement.

Et si c’etait grave ?

Si la personne reste inconsciente ou si la sensation de malaise persiste plus de 10 minutes, si le pouls est faible, il faut appeler les secours. En fait, il ne s’agit peut-être pas d’un simple évanouissement mais d’une anomalie du rythme cardiaque dont le début est différent du malaise vagal : il est brutal et il n’y a pas de signes prémonitoires. Dans ce cas, le malade récupère instantanément et n’a aucun souvenir d’avoir perdu connaissance.
Si la personne est consciente, il faut lui demander à quand remonte son dernier repas (peut-être une hypoglycémie), si elle ressent des douleurs au thorax (signe d’une crise cardiaque), si elle prend un traitement (diabète, épilepsie), si elle a de violents maux de tête (possibilité d’accident cérébral).

Peut-on prendre un traitement pour eviter ces malaises ?

Il n’existe pas de traitement préventif des malaises vagaux communs. Par contre, si vous y êtes souvent sujets et que vous devez subir une petite intervention (points de suture, par exemple), on pourra vous donner de l’atropine pour vous éviter de « tourner de l’œil ». L’atropine a la propriété de paralyser le nerf vague.
Sinon, dans la vie courante, quand vous ressentez les symptômes annonçant un malaise, avertissez votre entourage et ne cherchez pas à vous déplacer ou à vous lever. Restez où vous êtes, respirez profondément ; bien que pénible, votre malaise sera fugace, sans conséquence et il passera en moins d’une minute.

Claire Viognier





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