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MFI HEBDO: Santé Liste des articles

28/03/2002
Chronique Santé

Grossesse ni vue, ni connue

(MFI) Selon une récente étude allemande, une femme sur 475 ignore sa grossesse alors qu’elle est enceinte de 20 semaines ! Pour leur travail, les chercheurs de l’université Humboldt de Berlin ont recensé toutes les femmes qui ont accouché dans la capitale allemande en une année, soit 29 450. Ils ont ainsi trouvé 62 femmes qui n’ont découvert leur grossesse qu’au cours du cinquième mois de gestation. Parmi ces dernières, 37 femmes ont totalement ignoré leur état ne s’apercevant pas qu’elles étaient enceintes jusqu’au moment où l’accouchement s’est déclenché. Ces grossesses ignorées, constatent les chercheurs, peuvent être très dangereuses aussi bien pour la mère que pour l’enfant. Et contrairement à une idée répandue, elles ne sont pas si rares. Elles sont, par exemple, trois fois plus fréquentes que les naissances de triplés.

Antibiotiques : alerte mondiale

(MFI) Deux économistes de l’Organisation mondiale de la Santé lancent une alerte pour que chacun prenne conscience du problème d’ampleur mondiale que représente la résistance aux antibiotiques. Richard Smith et Joanna Coast avertissent ainsi qu’aucun pays ne peut, seul, protéger sa population de la perte d’efficacité des anti-microbiens. « La résistance aux agents de la tuberculose, du paludisme ou de la méningite accroît la mortalité et représente un coût annuel de 7 milliards d’euros, rien qu’aux Etats-Unis ».
La propagation de ce nouveau fléau est en grande partie due à la mauvaise utilisation des médicaments : la prise sans prescription médicale, la vente par des colporteurs ou sur les marchés amplifient le phénomène. Pour l’OMS, la lutte contre les résistances aux antibiotiques est une priorité de santé publique pour laquelle il faut recueillir les données mondiales de surveillance. L’Organisation prône également l’accélération de la recherche et le développement de nouveaux antibiotiques.


Traitement contre l'infertilité et cancer

(MFI) Les femmes traitées pour leur infertilité ne seraient pas plus sujettes que les autres à un cancer des ovaires. Le résultat de cette étude américaine qui a porté sur 13 000 femmes devrait rassurer celles qui s’inquiétaient d’un éventuel lien entre leur infertilité, son traitement et ce type de cancer. Les chercheurs ont comparé les femmes qui avaient pris des traitements hormonaux contre l’infertilité et d’autres qui n’en prenaient pas : les risques de souffrir d’un cancer des ovaires ne sont guère différents entre les deux groupes.
Les chercheurs ont aussi trouvé que certaines infertilités semblaient liées à l’apparition du cancer. C’est le cas notamment de l’endométriose où les cellules de l’utérus migrent hors de celui-ci envahissant d’autres organes. Dans ce cas, ce ne serait pas le traitement qui induirait un cancer mais la cause de l’infertilité elle-même.


Bébé grossit trop vite ?

(MFI) Une prise de poids rapide pendant les quatre premiers mois de la vie serait associée à une augmentation du risque d’obésité à 7 ans. Les chercheurs américains qui ont fait ce constat publié dans la revue Pediatrics estiment qu’une augmentation pondérale en excès de 100 g/mois au-dessus de la normale suffit à accroître le risque.
Dans ce cas de figure, notent les chercheurs, il semble que l’organisme s’avère incapable de mettre en place ses mécanismes de régulation pondérale lorsque les conditions de prise de poids sont trop rapides. Mais ces scientifiques n’excluent pas non plus l’hypothèse d’une prédisposition génétique. En repère, il faut savoir qu’il est tout à fait normal qu’un nourrisson double son poids de naissance au cours des quatre premiers mois.


Pilule contraceptive : attention au millepertuis

(MFI) Les autorités sanitaires suédoises mettent en garde les utilisatrices de la pilule contraceptive contre la prise simultanée de produits contenant du millepertuis. Officiellement, deux cas ont été rapportés chez des femmes qui prenaient la pilule depuis longtemps et qui se sont retrouvées enceintes après avoir été traitées pour dépressions légères par des préparations contenant du millepertuis.
D’autres cas d’interactions de la fameuse plante « calmante » avec des médicaments sont connus. Il s’agit de la wafarine (anti-coagulant), de la ciclosporine (anti-rejet) et des traitements contre le virus du sida. Le millepertuis est fréquemment utilisé dans la lutte contre les dépressions légères ou modérées et plus généralement pour ses vertus calmantes.


Bactéries des gencives : droit au cœur

(MFI) Le fait de souffrir d’une maladie des gencives peut avoir des effets néfastes sur la santé cardiovasculaire. Souvent évoquée, cette relation est maintenant confirmée par l’équipe du Dr Rompen (Buffalo, Etats-Unis) qui a étudié 67 personnes dont 42 souffraient d’une inflammation du parodonte, les tissus qui soutiennent la dent. Chez les patients souffrant d’une maladie des gencives, les chercheurs ont constaté que la mastication libérait dans la circulation sanguine des quantités anormales de précurseurs inflammatoires d’origine bactérienne. Lesquels se sont avérés ensuite pénétrer notamment dans le foie ou le cœur. Ces précurseurs, par le biais d’une protéine (CRP) sécrétée par le foie, estime le Dr Rompen, sont liés au développement de nombreuses affections, notamment cardiovasculaires. D’où ajoute-t-il, la nécessité d'entretenir scrupuleusement la bonne santé des gencives.

Claire Viognier



Encadré : Vrai ou Faux ?
Le poisson, c’est bon pour les articulations


(MFI) Vrai. On peut lutter contre les douleurs articulaires en consommant des acides gras poly-insaturés, les fameux oméga-3. On les trouve dans certaines huiles (colza, soja, noix) mais aussi dans les poissons gras. Les poissons de cette famille ont la peau bleue : ce sont essentiellement le saumon, le thon frais, le maquereau, le hareng, la sardine, l’anguille. Ne dit-on pas que les Japonais et les Esquimaux, grands consommateurs de ces poissons, développent moins que d’autres la maladie arthrosique ?
Les acides gras ont la propriété de neutraliser la production de substances impliquées dans l’inflammation des tissus responsables des douleurs articulaires. Les acides gras oméga-3 inhibent le processus douloureux et limitent la formation de l’interleukine 1 qui, produite en excès, induit la destruction du cartilage. En plus d’agir sur les articulations, les oméga-3 ont la particularité de faire baisser le taux de triglycérides, de fluidifier le sang et de diminuer le risque de thrombose. D’autres études leur prêtent de surcroît un rôle de prévention de certains cancers. De bien bonnes raisons pour mettre ces poissons gras au menu trois ou quatre fois par semaine.

C. V.




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