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Mondial de rugby 2007

France-Nouvelle-Zélande : Bleus contre Blacks

par Marc Verney

Article publié le 03/10/2007 Dernière mise à jour le 03/10/2007 à 15:59 TU

A gauche, Byron Kelleher. A droite, Jean-Baptiste Elissalde. Duel au sommet ?(Photo : Reuters et AFP)

A gauche, Byron Kelleher. A droite, Jean-Baptiste Elissalde. Duel au sommet ?
(Photo : Reuters et AFP)

Et voilà l’une des affiches que l’on espérait en finale de ce Mondial de rugby 2007… France-Nouvelle-Zélande est l’un de ces sommets que tout amateur de rugby ne peut rater ! les All Blacks, facilement qualifiés lors des matchs de poule vont s’opposer à un XV de France remanié où vont officier pas moins de trois spécialistes du jeu au pied… Tactique ou intox ?

Les Français, pour s’opposer aux All Blacks font le choix de s’appuyer sur le jeu au pied de trois rugbymen puissants et précis : tout d’abord le demi d’ouverture Lionel Beauxis, 22 ans, neuf sélections, titularisé au détriment de Frédéric Michalak, en raison notamment d’une bonne performance face aux Géorgiens (24 points inscrits). « C’est le joueur qui monte, a précisé Bernard Laporte. Il a un jeu au pied long et il ne se pose pas de questions ». De son côté, Cédric Heymans à l’aile gauche sera chargé d’imposer son jeu au pied dans ce secteur de la partie.

La composition du XV de France

Par Guillaume Naudin

«Traille doit renvoyer les "Blacks" chez eux avec son jeu au pied.»

La surprise vient de Damien Traille, lui aussi doté d’un puissant jeu au pied, installé en n°15 à l’arrière. Une place où il a été rarement titulaire. L’absence de Clément Poitrenaud, un des arrières traditionnels des Bleus a été commentée par Laporte : « Si on est en difficulté à un moment, on pourra le faire rentrer pour relancer. Car il sait très bien le faire. C'est un joker de luxe ». La charnière Elissalde-Beauxis est la 32e de l’ère Laporte, la quatrième tentée depuis le début de ce Mondial.

Le retour des anciens

Les vétérans et cadres du XV de France sont de retour dans le pack. Serge Betsen (troisième ligne), Raphaël Ibanez (talonneur et capitaine), Fabien Pelous (deuxième ligne), seront chargés d’impulser une ligne directrice au groupe durant la partie. D’autres anciens seront encore là : Peter de Villiers et Christophe Dominici (remplaçant), ont eux aussi participé à la victoire des Français sur les « Blacks » en demi finale de la Coupe du monde 1999 ; ils auront « des mots positifs pour leurs copains, car, eux l’ont fait », explique le manager Jo Maso.

Le joueur préféré des médias français, Sébastien Chabal, entrera en cours de partie. Commentaire de Laporte : « On l'a vu, Sébastien a plus d'impact quand il rentre en cours de match, lorsque les joueurs d'en face sont un peu fatigués. Là, il peut faire du dégât. Il est plus efficace que lorsqu'il est titulaire dès le début ». Sur l’absence de Lionel Nallet, pourtant l’un des joueurs en forme du groupe France : « Il faut faire des choix. Pelous était indispensable en tant qu'homme et Thion est notre meilleur pousseur en mêlée. Lionel est entre les deux. Et c'est pareil pour Aurélien Rougerie qui a été bon », se défend encore l’entraîneur français.

Des « Blacks » sereins

Les Néo-Zélandais, de leur côté, en dévoilant l’équipe qui affrontera la France, ont favorisé les joueurs d’expérience, à l’exception de la titularisation du deuxième ligne Keith Robinson à la place de Chris Jack et de l’absence du détenteur du record d’essais (49 dont six dans ce Mondial) des All Blacks, le généreux ailier Doug Howlett. « Nous voulons que nos trois deuxièmes lignes jouent » a lancé l’entraîneur néo-zélandais des lignes avant, Steve Hansen, évoquant Robinson lors de la présentation des équipes ; il semblait, de la sorte, visiblement déjà penser à l’éventuelle qualification de son équipe pour la suite des la Coupe du monde…

Le demi de mêlée Byron Kelleher, ménagé face à la Roumanie retrouve sa place aux côtés (probablement) de Dan Carter, qui se remet d’une contracture au mollet gauche. « Je pense que c’est la sélection la plus difficile que j’ai eu à faire depuis que je suis en place, particulièrement derrière, où l’on aurait pu faire jouer les quatorze joueurs retenus, car ils ont tous été très bons » a précisé l’entraîneur Graham Henry.

Le coin des statistiques France–Nouvelle-Zélande

Le XV de France et les All Blacks se sont affrontés 45 fois. La France compte 34 défaites, 10 victoires et un match nul. Les « Blacks » ont passé 129 essais aux Bleus (1 104 points au total). Ceux-ci n’ont franchi victorieusement qu’à 58 reprises l’en-but adverse (579 points au total)…

D’autres chiffres :
Premier match gagné par les All Blacks : 1er janvier 1906 (le tout premier).
Premier match gagné par le XV de France : 27 février 1954 (le quatrième).
Dernier match gagné par les Néo-Zélandais : le 9 juin 2007 (61-10).
Dernier match gagné par les Bleus : le 18 novembre 2000 à Marseille (42-33).
Le plus grand nombre de points marqués par les Néo-zélandais : 61 points le 9 juin 2007.
Le plus grand nombre de points marqués par les Français : 43 points le 31 octobre 1999 (match gagné 43-31, demi finale de la Coupe du monde).
Trois victoires de suite pour les Bleus le 26 juin 1994 à Christchurch (22-8), le 3 juillet 1994 à Auckland (23-20) et le 11 novembre 1995 à Toulouse (22-15).

France-Nouvelle-Zélande, le samedi 6 octobre à 19h00 TU, au Millenium Stadium de Cardiff (Pays de Galles)

Les équipes

France
Titulaires : Traille, Clerc, Marty, Jauzion, Heymans, Beauxis, Elissalde, Dusautoir, Bonnaire, Betsen, Thion, Pelous, De Villiers, Ibanez (capitaine), Milloud.
Remplaçants : Szarzewski, Poux, Chabal, Harinordoquy, Michalak, Dominici, Poitrenaud.

Nouvelle-Zélande
Titulaires : MacDonald, Rokocoko, Muliaina, McAlister, Sivivatu, Carter, Kelleher, So'oialo, McCaw (capitaine), Collins, Williams, Robinson, Hayman, Oliver, Woodcock.
Remplaçants : Hore, Tialata, Jack, Masoe, Leonard, Evans, Toeava.

Arbitrage: M. Barnes (Angleterre), assisté de MM. Spreadbury (Angleterre) et Kaplan (Afrique du Sud). Arbitre vidéo: M. White (Angleterre).

Sur RFI en direct: interventions de Guillaume Naudin dans tous les rendez-vous d'information.