Article publié le 05/08/2008 Dernière mise à jour le 05/08/2008 à 08:51 TU
Le président George W. Bush et son épouse avant leur départ pour l'Asie, le 4 août 2008.
(Photo : Reuters)
Avec notre correspondant à Washington, Jean-Louis Pourtet
George Bush n’est en rien assuré de revenir de Pékin avec une médaille.
Le voyage qu’il entame en Asie n’est en effet pas sans péril pour sa postérité. En Corée du Sud, l’accueil sera frais à cause du bœuf. Les exportations de viande américaine ont repris dans un climat d’hostilité.
Le président essayera surtout de faire progresser un accord de libre-échange bloqué jusqu’à présent par le Congrès américain. Un accord qui serait le plus important depuis celui de l’ALENA, avec le Mexique et le Canada. Ses chances de le signer avant qu’il ne quitte la Maison Blanche sont toutefois minces.
En Thaïlande, il doit prononcer un important discours jeudi pour rassurer les alliés nationaux des Etats-Unis, dont le Japon et Taiwan, qui s’inquiètent des visées militaires de la Chine autant que de l’attitude indulgente, à leurs yeux, de Washington à l’égard du régime chinois.
A Bangkok, George Bush rencontrera aussi des dissidents birmans et fustigera la junte de Rangoun.
Mais c’est à Pékin qu’il devra se livrer à une discipline non olympique : la marche sur une corde raide. En assistant à la cérémonie d’ouverture, il fait une fleur aux Chinois, mais il ne peut se limiter au rôle de simple supporter des athlètes américains.
Ce n’est que s’il est ferme sur la question des droits de l’homme, notamment au Tibet, lors de ses entretiens avec le président chinois Hu Jintao, que sa présence aux Jeux sera considérée comme justifiée et bénéfique.
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