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Etats-Unis

Obama, une ère de «transparence et d'ouverture»

Article publié le 22/01/2009 Dernière mise à jour le 22/01/2009 à 11:10 TU

Installation de son équipe, restrictions budgétaires pour les plus importants salaires, publication de nouvelles règles d’éthique, coups de fil à plusieurs dirigeants du Moyen-Orient, rencontre avec les commandants militaires en Irak, réunion de l’équipe chargée de l’économie, le tout agrémenté d’une opération porte ouverte à la Maison Blanche, et puis, en fin de journée, deuxième prestation de serment : telle a été la première journée du président américain Barack Obama à la Maison Blanche.

Avec notre correspondante à Washington, Donaig Le Du

Le président américain, Barack Obama, dans le bureau ovale de la Maison Blanche, le 21 janvier 2009.(Photo : AFP)

Le président américain, Barack Obama, dans le bureau ovale de la Maison Blanche, le 21 janvier 2009.
(Photo : AFP)

C’est évidemment très important la manière dont démarre une présidence, et Barack Obama qui a promis de changer la façon de gouverner a mené les choses tambour battant tout au long de sa première journée dans le Bureau ovale.

Il a donc commencé par s’occuper de diplomatie, en passant des coups de fil, aux toutes premières heures de la matinée, au président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, ainsi qu’aux dirigeants israélien, égyptien et jordanien. Autant pour ceux qui l’accusaient d’avoir été très silencieux pendant l’offensive sur Gaza.

Fin de lobbying

Il a ensuite profité de la prestation de serment des membres de son équipe à la Maison Blanche, pour leur annoncer que tous ceux qui gagnaient plus de 100 000 dollars par an verraient leurs salaires gelés jusqu’à nouvel ordre. C’était évidemment une manière de rappeler qu’en ces temps de crise économique aiguë, il fallait que l’Etat se serre la ceinture. Il a aussi annoncé de nouvelles règles de fonctionnement anti-lobbies pour tous les fonctionnaires fédéraux, de manière à montrer qu’il a l’intention de tenir sa promesse de libérer sa présidence de l’influence des groupes d’intérêts.

Ensuite, il a réuni ses conseillers économiques, pour continuer à peaufiner les détails de son plan de redressement de l’économie. Et il a enchaîné sur une rencontre avec les commandants militaires en Irak, pour plancher là sur un autre dossier qui tient à cœur aux électeurs, à savoir le retrait des soldats américains. Et puis il a terminé, figurez-vous, en prêtant serment pour la deuxième fois. Si vous avez vu la cérémonie d’investiture, vous vous êtes peut-être rendus compte qu’il y avait eu un petit cafouillage, que les mots n’avaient pas été prononcés dans le bon ordre. Dans son bureau donc cette fois, il a recommencé, en présence d’un petit groupe de journalistes auxquels il a lancé en riant, « ma mauvaise nouvelle c’est que maintenant on se refait aussi les 12 bals de l’investiture ! ».

Au pas de charge

Lorsqu’on regarde l’emploi du temps du président pour ce jeudi, il y a de quoi avoir le tournis. En plus des réunions quotidiennes qui ne figurent pas à l’agenda public, il doit voir ses conseillers économiques, à nouveau, ensuite, une réunion avec des officiers en retraite pour discuter des procédures d’interrogatoire, on peut donc s’attendre à la mise en place rapide de nouvelles règles contre la torture, vous savez que cela aussi il en a fait une priorité. Circule aussi en ce moment à Washington un projet de décret qu’il pourrait signer aujourd’hui et qui ordonne la fermeture d’ici un an du centre de détention de Guantanamo.

Ensuite, il installera sa nouvelle secrétaire d’Etat, Hillary Clinton, dans ses meubles et s’adressera aux diplomates américains. Et la transition a été tellement longue, il est tellement impatient d’agir qu’on est bien parti pour que cela continue au pas de charge.