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Centrafrique / France

Un ministre centrafricain réclamé par la justice française

par  RFI

Article publié le 17/02/2009 Dernière mise à jour le 17/02/2009 à 16:42 TU

Saifee  Durbar, homme d'affaires indo-pakistanais à la réputation sulfureuse, a été condamné par la justice française, en 2007, à trois ans de prison ferme pour escroquerie, alors qu’il était parti s'installer à Londres. Depuis, Paris réclame son extradition, mais il y a un problème : l'homme d'affaires fait désormais partie du gouvernement centrafricain, en tant que vice-ministre des Affaires étrangères et de la Coopération. Il s’est exprimé, pour la première fois, au micro de RFI, affirmant être innocent.

Saifee Durbar.(Photo : Le Confident.net)

Saifee Durbar.
(Photo : Le Confident.net)

C'est par un décret présidentiel, datant du 19 janvier dernier, que Saifee Durbar a été nommé par le président Bozizé vice-ministre des Affaires étrangères et de la coopération, espérant, il ne s'en cache pas, l'immunité. Car cet homme d'affaires indo-pakistanais a été reconnu coupable d'escroquerie par la justice française. Il a fait miroiter à des investisseurs des rendements mirifiques, puis il a fait main basse sur les fonds. Dans le dossier, on parle de sociétés fictives, de pierres précieuses et de banque à capitaux iraniens. L'affaire porte sur plusieurs millions de dollars. Lui se dit innocent.

A Bangui, le nom de Saifee Durbar revient dans plusieurs affaires difficiles à cerner qui touchent au diamant, à l'or, au fer ou à l'uranium. Selon des sources concordantes, cet ancien conseiller du président Patassé a mis des bâtons dans les roues d'Areva, le groupe nucléaire français. Il a même obtenu, toujours selon ces sources, un permis d'exploration dans la même zone que la société française.

Aujourd'hui, Saifee Durbar réside à Londres. En 2007, il y a été  brièvement arrêté avant d'être libéré sous caution. La France demande son extradition. La justice britannique doit bientôt se prononcer. Saifee Durbar espère que Paris va lever son mandat d'arrêt.

Il s’est exprimé pour la première fois dans les médias et il a rejeté toutes les accusations en bloc. 

Saifee Durbar

« La première chose est que je suis innocent. Je n'accepte pas cette condamnation... La France doit enlever son mandat d'arrêt. »

17/02/2009 par Carine Frenk