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Justice / France - Afrique

Le parquet de Paris contre l'ouverture d'une enquête dans l'affaire des biens de trois présidents africains

par  RFI

Article publié le 03/04/2009 Dernière mise à jour le 03/04/2009 à 13:30 TU

De gauche à droite, Omar Bongo Ondimba, Denis Sassou Nguesso et Teodoro Obiang Nguema.(Photo : AFP)

De gauche à droite, Omar Bongo Ondimba, Denis Sassou Nguesso et Teodoro Obiang Nguema.
(Photo : AFP)

Pour la deuxième fois en deux ans, le parquet de Paris (qui représente l'Etat) s'oppose à l'ouverture d'une enquête visant les présidents gabonais, congolais et équato-guinéen. Le 2 décembre dernier, deux ONG, la branche française de Transparency International, Sherpa, et un ressortissant gabonais avaient déposé à Paris une plainte avec constitution de partie civile, visant Omar Bongo Ondimba, Denis Sassou Nguesso et Teodoro Obiang Nguema. Le parquet de Paris avait classé sans suite une enquête préliminaire menée après le dépôt d'une première plainte. Mais le dossier n'est pas encore enterré.

Il faudra attendre quelques jours pour connaître le sort de cette deuxième plainte sur le patrimoine en France de trois présidents africains. Ce sera à la doyenne des juges d'instruction, qui n'est pas tenue de suivre l'avis du parquet, de décider ou non de l'ouverture d'une information judiciaire. En attendant, Brazzaville a salué hier la position du parquet de Paris. Ainsi le porte-parole du gouvernement congolais, Alain Akouala, considère « que c’est une décision de bon sens, étant donné que le dossier ne contient rien de neuf par rapport aux précédents épisodes. Les biens qui ont été acquis par nos présidents, ne sont pas des biens mal acquis ».

Une décision sans surprise

La branche française de Transparency International et Sherpa, espèrent toujours que leur plainte débouchera sur un procès. Elles s'attendaient à la décision du parquet. Maud Pedriel-Vaissière, juriste à l'ONG Sherpa est fataliste : « On n’est absolument pas surpris de la position du parquet. C’est la position inverse qui aurait été surprenante puisque, alors même que les résultats de l’enquête préliminaire qui avait été diligentée en juin 2007 étaient probants, ils avaient classé l’affaire sans suite. »

Un dossier vide pour Brazzaville... Du côté des plaignants, on pense que le parquet a peu de marge de manœuvre, dans une affaire politiquement sensible.     

Le gouvernement congolais a salué jeudi soir la décision du parquet de Paris, répétant que le dossier était vide.