Rechercher

/ languages

Choisir langue
 

Niger / Crise politique

Le président Tandja poursuit son bras de fer

par  RFI

Article publié le 27/05/2009 Dernière mise à jour le 27/05/2009 à 21:37 TU

Après l'avis de la Cour constitutionnelle défavorable à l'organisation du référendum voulu par le président Mamadou Tandja, celui-ci a dissous l'Assemblée nationale. Le pays se retrouve plongé en pleine crise politique. Le bras de fer engagé par le président nigérien se poursuit.

Mamadou Tandja, le président du Niger.(Photo : AFP)

Mamadou Tandja, le président du Niger.
(Photo : AFP)


En dissolvant l'Assemblée nationale, Mamadou Tandja a-t-il voulu se protéger d'une possible mise en accusation devant la Haute cour de justice ? C'est la question que se pose aujourd'hui la classe politique et en particulier l'opposition.

Le raisonnement est le suivant : puisque la Cour constitutionnelle a jugé que la volonté du président de changer la loi fondamentale par référendum reviendrait de sa part à violer son serment, il s'expose à une réaction des députés. Ceux-ci pourraient en effet parfaitement l'accuser de haute trahison et convoquer la Haute cour de justice.

Mais si l'Assemblée est dissoute, personne ne peut plus saisir la Haute cour de justice. Mamadou Tandja n'a donc plus à craindre un éventuel procès pour haute trahison. Reste à savoir s'il pourra ou s'il voudra maintenir son référendum constitutionnel. Pour l'heure, rien n'indique que le président a renoncé à son projet.

Mais s'il passe de l'intention à l'action, quelle sera la réaction de la Cour constitutionnelle ? Celle-ci avalisera-t-elle un scrutin pour lequel elle s'est déjà prononcée contre ? Le bras de fer est loin d'être terminé et il risque fort de se poursuivre aux frontières de la légalité.