publicite publicite
Rechercher

/ languages

Choisir langue
 
Annonce Goooogle
Annonce Goooogle

Niger

Les institutions bloquent le projet du président

par  RFI

Article publié le 20/06/2009 Dernière mise à jour le 20/06/2009 à 06:34 TU

Mamadou Tandja.(Photo : Christine Muratet / RFI)

Mamadou Tandja.
(Photo : Christine Muratet / RFI)

Les institutions font de la résistance face au projet du président Mamadou Tandja qui est déterminé à organiser un référendum qui pourrait lui permettre notamment de prolonger son mandat. La Commission électorale indépendante (Ceni) n'a pas retenu l'idée de ce référendum. Des élections législatives anticipées auront bien lieu le 20 août prochain a annoncé la Ceni. Une décision qui découle de la dissolution de l'Assemblée nationale par le chef de l'Etat, fin mai.

Quand les institutions de la République sont bloquées, il reste toujours le peuple. Ce peuple c'est le dernier recours du président Mamadou Tandja. Un peuple souverain que le numéro 1 Nigérien veut prendre à témoin après avoir ressuscité le Conseil de la République qu'il a convoqué vendredi, dix ans après sa création.

Mais pendant les trois heures d'entretien au palais présidentiel, il n'a pas été question de l'organisation des législatives anticipées ou du référendum constitutionnel. Mamadou Tandja n'avait inscrit à l'ordre du jour que deux dossiers : 1- La possibilité pour lui de légiférer par ordonnance pour prolonger le mandat des élus locaux qui expire le 30 juin prochain. 2- Le droit de ratifier lui-même les accords de financements entre le Niger et les bailleurs de fonds. 

La réponse du Conseil de la République a été sans ambigüité. L'institution se déclare incompétente sur ces questions qui relèvent de la représentation nationale. Le problème c'est que l'Assemblée nationale n'existe plus puisqu'elle a été dissoute par le même Mamadou Tandja.

Face à cette situation de blocage, le président Tandja n'a désormais plus d'autre choix que de prendre le peuple nigérien à témoin. Un peuple à qui il va devoir expliquer comment cette Constitution, dont il s'est accommodé pendant dix ans, l'empêche subitement aujourd'hui de travailler.