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Niger

Le président Tandja renonce à son projet de référendum

par  RFI

Article publié le 21/06/2009 Dernière mise à jour le 21/06/2009 à 05:45 TU

Le président nigérien Mamadou Tandja. (Photo : AFP)

Le président nigérien Mamadou Tandja.
(Photo : AFP)

Le président Tandja renonce pour l'instant à son projet de référendum. Il a signé samedi un décret qui convoque le corps électoral pour des élections législatives anticipées le 20 août prochain. Ce scrutin anticipé découle de la dissolution de l'Assemblée nationale par le chef de l'Etat, fin mai. La date du 20 août a été fixée par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni). La campagne électorale commencera le 29 juillet et sera close le 18 août. Mamadou Tandja a donc finalement capitulé devant l'hostilité des institutions du pays.
On attendait une déclaration officielle, une adresse à la nation, finalement c’est un simple décret prenant acte du calendrier des législatives qui vient confirmer ce qui se dessinait ces derniers jours : le chef de l’Etat renonce à son référendum.
L'Assemblée nationale du Niger.(Photo : www.ipu.org)

L'Assemblée nationale du Niger.
(Photo : www.ipu.org)



C’est donc le 20 août, date proposée par la Ceni, que seront organisées les législatives anticipées. Le début de la campagne est fixé au 29 juillet. Ce scrutin devait être organisé impérativement avant la fin août pour respecter les délais légaux à la suite de la dissolution de l’Assemblée nationale le 26 mai par le chef de l’Etat.

Pressions

Mamadou Tandja a-t-il définitivement capitulé sur son projet de référendum lui permettant de prolonger de trois ans son mandat ? En tout cas ce décret est bel et bien le signe que le chef de l’Etat a entendu les pressions de plus en plus nombreuses à l’intérieur comme à l’extérieur du Niger.

Depuis l’arrêt de la Cour constitutionnelle déclarant nul ce projet de référendum, les oppositions institutionnelles se sont multipliées : la Ceni a refusé d’organiser le référendum, quant au Conseil de la République, convoqué vendredi par le président Tandja, il a lui aussi refusé de lui accorder le droit de légiférer par ordonnance comme il le souhaitait. Autant de fin de non recevoir des institutions du Niger qui ont semble-t-il fait reculer Mamadou Tandja.

Autres pressions et non des moindres, les sanctions éventuelles de la Cedeao et surtout du grand voisin le Nigeria. Lundi se tient à Abuja le sommet des chefs d’Etat de la Cedeao avec à l’ordre du jour la crise institutionnelle au Niger.