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Guinée / Burkina Faso

Réunions cruciales à Ouagadougou

par  RFI

Article publié le 02/11/2009 Dernière mise à jour le 03/11/2009 à 04:18 TU

Partis politiques, syndicats, organisations de défense des droits de l'homme de Guinée - les Forces vives - ont envoyé ce dimanche une délégation de 24 représentants à Ouagadougou. Ils ont rendez-vous, mardi, avec le médiateur, le président burkinabé Blaise Compaoré, qui les avait invités pour voir comment organiser un dialogue avec les militaires au pouvoir à Conakry et cela un peu plus d'un mois après le massacre du 28 septembre qui - selon l'ONU- à fait plus de 150 morts.

Le président burkinabé,  Blaise Compaoré rencontre, à partir de mardi 3 novembre 2009 à Ouagadougou, les représentants des Forces vives guinéennes pour organiser un dialogue avec les militaires au pouvoir à Conakry. (Photo : AFP)

Le président burkinabé, Blaise Compaoré rencontre, à partir de mardi 3 novembre 2009 à Ouagadougou, les représentants des Forces vives guinéennes pour organiser un dialogue avec les militaires au pouvoir à Conakry.
(Photo : AFP)

Les échanges avec les Forces vives devront durer trois jours. Le président Compaoré pourrait recevoir, ensuite, des représentants de la junte au pouvoir. Celle-ci qui aurait envoyé également une délégation à Ouagadougou. Pour les Forces vives, il s’agit d’établir le dialogue en vue de la création d’une nouvelle autorité de transition qui remplacera le Conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD), c'est-à-dire la junte dirigée par le capitaine Moussa Dadis Camara qui est au pouvoir à Conakry depuis le 23 décembre 2008. La junte affirme que 56 civils ont été tués par les militaires lors de la répression sanglante de la manifestation de l’opposition le 28 septembre dernier qui aurait fait, selon les organisations humanitaires, entre 150 à 200 morts.

Pour Aboubacar Sylla, président du parti de l'Union des forces du changement (UFC), des questions humanitaires et sécuritaires doivent être réglées avant d'entamer le dialogue avec les putschistes.

Aboucar Sylla, président du parti de l'Union des forces du changement (UFC)

« Nous espérons que cette réunion nous permettra de mettre sur la table nos préalables à ce dialogue, il y a des questions humanitaires à résoudre ».

02/11/2009 par Sarah Tisseyre

Les représentants des putchistes, eux, n'ont pas été invités à ces premières discussions. Le président Compaoré les rencontrera dans un deuxième temps. Pour la junte, le départ de Dadis Camara n'est pas à l'ordre du jour.

Chérif Idriss

Conseiller spécial du chef de la junte

« A Ouagadougou, il n'y aura que les problème politiques qui seront discutés avec le médiateur ».

02/11/2009 par Olivier Rogez