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Sciences naturelles

Le musée des Confluences en sa chrysalide

par Dominique Raizon

Article publié le 27/02/2008 Dernière mise à jour le 29/04/2008 à 09:55 TU

Un exemple de préservation des espèces rares(Photo : Dominique Raizon / RFI)

Un exemple de préservation des espèces rares
(Photo : Dominique Raizon / RFI)

Au-delà de ses missions patrimoniales et de conservation, le nouveau musée d’Histoire naturelle de Lyon (sud de la France), élégamment rebaptisé musée des Confluences, ouvrira ses portes en 2010. Il sera consacré à la fois aux sciences de la vie, aux sciences de l’homme et aux sociétés. D’ores et déjà, son directeur, Michel Côté, affirme l’identité de cette nouvelle institution qui sera un musée des idées, où l’Homme sera abordé en tant qu’espèce parmi les autres espèces, au sein de son environnement culturel et naturel.

Qui sommes-nous ?, Quelle place occupent les êtres humains dans le monde du vivant ?, Quelles sont les lois de cet univers qui nous dépasse ?, Qu’advenons-nous après la mort ? :  à travers des expositions permanentes et d’autres dites de synthèse et de référence, le musée des Confluences abordera les grandes questions que se sont toujours posés les hommes. A ces interrogations, il livrera des pistes de réflexion, des embryons de réponses ouvertes et évolutives, à la fois pluri- et interdisciplinaires, à la croisée des cultures, des époques et des continents. Michel Côté promet de faire de ce musée un haut lieu culturel et scientifique.

Façade ouest du futur Musée des Confluences de LyonImage de synthèse - Photos © Armin Hess/Coop Himmelblau

Façade ouest du futur Musée des Confluences de Lyon
Image de synthèse - Photos © Armin Hess/Coop Himmelblau

 

Michel Côté

Directeur du musée des Confluences.

« La science n'est pas neutre ; elle ne se traite pas que dans les laboratoires, mais aussi dans ses rapports avec la société. »

écouter 2 min 24 sec

27/02/2008 par Dominique Raizon

Dans « confluence », il y a la notion de point de point de jonction. Une thématique telle que, par exemple, l’Homme face à la mort et la notion d’avenir sera illustrée par des objets funéraires, des masques ou autres objets provenant de différents continents. A l’inverse, un seul objet pourra être choisi parce qu'à lui seul il est chargé d’informations diverses. Ce sera une pièce « transversale », comme par exemple la météorite Cape York.

Collectée au Groenland en 1963, cette météorite est destinée à appuyer et soutenir le scénario d’une exposition de synthèse et de référence ayant pour thème : D’où venons-nous ? Où allons-nous ?

David Besson

Attaché de conservation au musée des Confluences.

« Cette sidérite illustre l'origine, la formation et l'évolution du système solaire. »

écouter 1 min 22 sec

27/02/2008 par Dominique Raizon

 Collections des sciences de la Terre, de la Vie et d’Ethnologie 

Deirdre Emmons, responsable des collections zone "Asie"(Photo : Dominique Raizon/ RFI)

Deirdre Emmons, responsable des collections zone "Asie"
(Photo : Dominique Raizon/ RFI)

Le nouveau bâtiment n’est pas encore sorti de terre mais toute l’équipe s’affaire déjà à dépoussiérer, toiletter et enrichir de nouvelles acquisitions les collections de l’ancien musée Guimet, devenu par la suite muséum d’Histoire naturelle, dont le transfert au musée des Confluences est prévu d’ici trois ans.

Soigneusement mesurés, méticuleusement manipulés et dépoussiérés, quarante mille objets partiront en atelier de restauration avant de rejoindre les collections du musée des Confluences à l'automne prochain.

Michel Côté

« Nous voulons montrer également ce que nous ne connaissons pas. »

écouter 1 min 22 sec

27/02/2008 par Dominique Raizon

 

Planche d' entomologie(Photo : Dominique Raizon / RFI)

Planche d' entomologie
(Photo : Dominique Raizon / RFI)

Difficile de chiffrer exactement le fonds de ce musée : à titre d’exemple, les collections d’entomologie représentent à elles seules quelque deux millions de spécimens conservés dans plus de 13 000 cartons.

Selon Joël Clary, conservateur, « les scientifiques estiment à environ dix millions, le nombre d'espèces existant, alors que seul un dixième d'entre elles est identifié. Il est nécessaire, insiste-t-il, de développer les collections pour aider la recherche ».  

Michel Côté

« Nous encourageons les donations. » 

écouter 0 min 53 sec

27/02/2008 par Dominique Raizon

Le squelette d’un dinosaure Camarasaurus découvert en 1990 à Thermopolis (USA, Wyoming) fera ainsi une entrée remarquée. Didier Berthet, responsable des collections   sciences de la Terre est allé, en personne, aux Etats-Unis, chercher la star du département de paléontologie : cent cinquante millions d’années contempleront désormais le visiteur du haut d’une petite tête sur un grand corps (14,40 mètres de long et 5,50 mètres de hauteur), dotée d’une mâchoire en forme de peigne pour mieux arracher les feuilles !

Didier Berthet au pied du squelette du dinosaure Camarasaurus(Photo : Dominique Raizon/ RFI)

Didier Berthet au pied du squelette du dinosaure Camarasaurus
(Photo : Dominique Raizon/ RFI)

Pour 1,2 million d’euros, ce quadrupède appartenant à la famille des séropodes est arrivé à Lyon en pièces détachées : « Les éléments du puzzle étaient répartis en treize caisses avec un plan de montage », s’amuse Didier Berthet.

Quelque 80% des ossements de ce dinosaure ont été retrouvés : « En Europe, il n’existe pas de spécimen aussi complet de cette envergure! », ajoute fièrement le paléontologue. Didier Berthet explique le triple intérêt d’une semblable acquisition : « Premièrement, muséal, car les visiteurs sont toujours fascinés par les dinosaures ; deuxièmement, l’animal a eu une vie ... Laquelle ? Les ossements de bonne qualité pourront être analysés par les scientifiques et nous renseigneront ; troisièmement, l’animal a eu une histoire. Une fois mort, il a traversé les âges et son corps a subi des évolutions d’ordre géologique. Les ossements se sont trouvés en partie dispersés au gré des plissements tectoniques et des glissements de terrain. L’ analyse des dépôts sur les ossements renseignera les scientifiques sur l’évolution de la Terre … ».

Michel Côté

« Nous menons nous-mêmes des travaux de recherches scientifiques et de fouilles. »

écouter 1 min 17 sec

27/02/2008 par Dominique Raizon

Le monde vivant à la surface de la planète est diversifié et l’Homme entretient des relations étroites et dynamiques avec cette biodiversité. Les actions de l’homme ont des répercussions sur l’ensemble des composantes de la biodiversité et peuvent entraîner la destruction d’espèces végétales et animales. « Une approche intégrée permet de mieux aborder la complexité du monde », souligne Michel Côté, si l’on veut comprendre les équilibres fragiles qui unissent l’homme et la nature et les relations multiples et variables selon le temps, l’espace, et les cultures.

Michel Côté

« Nous avons prévu des espaces-découvertes. »

écouter 0 min 32 sec

27/02/2008 par Dominique Raizon

 

Promenade intérieure du musée Image de synthèse - Photos © Armin Hess/Coop Himmelblau

Promenade intérieure du musée
Image de synthèse - Photos © Armin Hess/Coop Himmelblau

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