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Argent sale

Les pays du Golfe gèlent les avoirs suspects

Les six monarchies pétrolières du Conseil de coopération du Golfe ont décidé samedi de geler les avoirs des personnes soupçonnées de financer le terrorisme.
Il aura fallu plus de trois semaines pour que les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) décident de geler les avoirs des soixante-six entités et personnes soupçonnées de financer le terrorisme. Une lenteur presque une réticence qui s'explique par l'opacité des institutions financières locales. Le Forum de stabilité financière, l'un des trois organismes internationaux qui luttent contre les centre offshore, a inscrit Bahreïn sur sa liste noire. Aucun compte suspect n'a été gelé à ce jour.

Aux Emirats Arabes Unis, pas moins de 47 institutions financières se disputent les avoirs des épargnants. Et 160 banques islamiques tentent de profiter de la manne des pétrodollars. Les plus gros portefeuilles de la planètes sont gérés à Londres, New York et Paris, à partir de banques saoudiennes comme celle du groupe Al Baraka ou la Dar Al Maal Al Islami, ou émiriennes comme la Abou Dhabi Investment Authority avec 200 milliards de dollars placés. L'enquête sur les réseaux financiers de Ben Laden a montré du doigt plusieurs dizaines de ressortissants saoudiens, koweïtiens et émiriens.

Sous la pression américaine, les Etats du Golfe ont donc enfin décidé de faire le ménage. Les Emirats viennent d'adopter une sévère loi anti-blanchiment mais la banque centrale émirienne manque de véritables moyens de contrôle. Même absence de moyens en Arabie Saoudite et à Bahreïn. Pour les analystes financier, c'est tout le système bancaire du Golfe, surabondant en liquidités, qu'il faut réformer.

Ecouter également : Arnaud Montebourg, au micro de Pierre Ganz



par Dominique  THIERRY

Article publié le 15/10/2001