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Balkans

Le procès Milosevic s’étire en longueur

Ouvert en février, le procès de l’ancien président yougoslave tourne au marathon judiciaire, ce qui commence à alarmer les juges de La Haye.
La durée du procès Milosevic qui commence à inquiéter les juges du Tribunal. Le premier d'entre eux, Richard May, est britannique mais il perd le flegme légendaire qu'on attribue à ses compatriotes, car après quatre mois de procès, le seul volet Kosovo du dossier Milosevic n'est pas bouclé. Loin de là... et pourtant, a priori, ce n'est ni le plus difficile, ni le plus long.

La Croatie, mais surtout la Bosnie mettent en jeu des territoires bien plus vastes, des combats plus longs et plus meurtriers et une inculpation de génocide, beaucoup plus difficile à prouver que les crimes de guerres ou les crimes contre l'Humanité au Kosovo.

Durant des années

Bref, les juges ont des frissons d'angoisse, en imaginant que ce procès pourrait durer des années, devenir totalement incompréhensible.

Jour après jour, ils rappellent aux procureurs d'aller plus vite, de présenter moins de témoins, de négliger certains massacres. La procureure n'ose pas, ouvertement, crier au scandale. De bonne volonté, elle accepte de réduire le nombre de témoins (on est passé de 200 à 100, pour le Kosovo)... mais elle redit, très fermement, que les guerres yougoslaves ont duré dix ans, qu'elles ont fait des centaines de milliers de victimes... et que pour établir la culpabilité de Milosevic, il faudra du temps.



par Thierry  Parisot

Article publié le 08/06/2002