Culture
Maurice Pialat est mort
Le réalisateur français Maurice Pialat vient de mourir à l'âge de 77 ans. Il laisse derrière lui une dizaine de films. Sa marque de fabrique était à l'image de son caractère : la recherche de l'authenticité.
Visage carré, barbe et cheveux blanc, la stature imposante, Maurice Pialat, à l'image de ses films a un caractère plutôt entier.
Tout le monde se rappelle l'incident du festival de Cannes, en 1987. Pialat reçoit alors la Palme d'Or pour son film «Sous le soleil de Satan». Posant son trophée par terre, il lance sous les sifflets : « si vous ne m'aimez pas, moi non plus !».
Son long-métrage, inspiré du roman de Georges Bernanos, amorce une nouvelle phase dans sa carrière. Le réalisateur jouant lui-même le rôle d'un père spirituel est en quête d'authenticité. Suivra aussitôt «Van Gogh», le portrait du peintre mort de n'avoir jamais su se faire reconnaître, joué par Jacques Dutronc.
Un caractère entier
Des films forts... Mais Pialat a d'abord connu le succès grâce à des comédies de mœurs : «Nous ne vieillirons pas ensemble», avec Jean Yann ou «Loulou», «Passe ton bac d'abord» et «A nos amours».
Si le caractère de l'homme lui a valu bon nombre d'ennemis, son oeuvre fait entrer Pialat dans le panthéon des réalisateurs.
Ecoutez la réaction du producteur Daniel Toscan du Plantier
Une muraille de la forteresse du cinéma français s'écroule (réaction du réalisateur Yves Boisset, 1'07)
Tout le monde se rappelle l'incident du festival de Cannes, en 1987. Pialat reçoit alors la Palme d'Or pour son film «Sous le soleil de Satan». Posant son trophée par terre, il lance sous les sifflets : « si vous ne m'aimez pas, moi non plus !».
Son long-métrage, inspiré du roman de Georges Bernanos, amorce une nouvelle phase dans sa carrière. Le réalisateur jouant lui-même le rôle d'un père spirituel est en quête d'authenticité. Suivra aussitôt «Van Gogh», le portrait du peintre mort de n'avoir jamais su se faire reconnaître, joué par Jacques Dutronc.
Un caractère entier
Des films forts... Mais Pialat a d'abord connu le succès grâce à des comédies de mœurs : «Nous ne vieillirons pas ensemble», avec Jean Yann ou «Loulou», «Passe ton bac d'abord» et «A nos amours».
Si le caractère de l'homme lui a valu bon nombre d'ennemis, son oeuvre fait entrer Pialat dans le panthéon des réalisateurs.
Ecoutez la réaction du producteur Daniel Toscan du Plantier
Une muraille de la forteresse du cinéma français s'écroule (réaction du réalisateur Yves Boisset, 1'07)
par Joëlle MARCELLOT
Article publié le 11/01/2003