Revue de presse Afrique

«Après une longue attente... le gouvernement Gizenga est là !» Constatation ce matin à la une de l'Observateur qui, à l'instar de ses confrères congolais, publie la liste interminable de la nouvelle équipe au pouvoir. «Beaucoup de nouveaux visages, commente l'Observateur, mais aussi quelques personnalités bien connues».
«Eléphantesque», s'exclame de son côté Le Potentiel. «60 membres, dont 6 ministres d'Etat, 34 ministres et 20 vice-ministres. En plus, poursuit le journal, la plupart des membres de ce gouvernement exerceront pour la première fois de hautes fonctions d'Etat». Toutefois, reconnaît Le Potentiel, «cette équipe dispose de certaines individualités qui ont déjà subi le baptême du feu».
Le nouveau Congo en marche ?
Autre constat dressé par Le Potentiel : «le PPRD, le parti présidentiel, a raflé la grosse mise, avec 18 postes. Vient en deuxième position, le Palu avec 6 ministères, les Forces du Renouveau, 5 postes, l'Udemo, 3»... etc. La liste est longue... Enfin, autre particularité de ce gouvernement, toujours selon Le Potentiel : «la surreprésentation régionale». De nombreux membres de l'équipe viennent du Kivu, du Maniema et du Bandundu. «Un déséquilibre flagrant», pour le quotidien congolais.
Pour sa part, L'Avenir, plutôt proche du pouvoir, estime que «le Premier ministre, Antoine Gizenga, n'a pas eu la tâche facile, mais, poursuit-il, il vient d'offrir au pays un gouvernement sur lequel tout un peuple peut compter. Car, il est composé d'hommes crédibles capables de contribuer efficacement à la réalisation des chantiers annoncés par le chef de l'Etat». Conclusion du journal : «on peut dire qu'un nouveau Congo est en marche».
Idrissa Seck le nouveau Brutus ?
La bataille est engagée au Sénégal pour la présidentielle du 25 février. Après le président sortant, Abdoulaye Wade, dimanche, le candidat Idrissa Seck a lui aussi ouvert le bal. C'était hier aux Parcelles assainies dans la banlieue de Dakar. Et, constate Walfadjri, «même s'il a accepté de retourner, symboliquement pour le moment, au PDS, Idrissa Seck n'en critique pas moins le régime du président Wade. Comme pour démontrer à ceux qui en doutent encore que son intention est de succéder au chef de l'Etat». Devant plusieurs milliers de sympathisants, poursuit Walfadjri, «l'ancien Premier ministre a prôné - le changement générationnel - ». On ne peut pas être plus clair.
Au Burkina Faso, le quotidien L'Observateur a bien du mal à comprendre l'attitude d'Idrissa Seck : «Il réintègre la case du père, s'exclame le journal, et il dit n'avoir pas pour autant abandonné ses ambitions présidentielles. (...) On veut nous convaincre qu'il n'y a pas marchandage, poursuit le quotidien ouagalais, alors que chacun sait que Abdoulaye Wade, face à l'unité de l'opposition en cas de second tour, a besoin d'un allié solide comme Idrissa Seck pour rempiler. (...) Et qui sait si, une fois réélu, se demande L'Observateur, Wade, qui a déjà 80 ans au compteur, ne quittera pas le navire en plein mandat pour... céder le gouvernail à Seck».
Wade promet une «centrale atomique»
En tout cas, malgré ses 80 ans, le président sortant poursuit sa campagne. Il était hier à Ziguinchor où il a reçu «un véritable bain de foule», rapporte Le Soleil. Il a, entre autres, annoncé aux populations de la Casamance «une politique de discrimination positive en faveur de la région sud au cours de la prochaine législature». Autre propos relevé par Le Soleil : l'intention du président sortant de «construire une centrale atomique au Sénégal, destinée à la paix et à des fins civiles».
Pendant ce temps, remarque le quotidien Sud, «les acteurs sociaux, notamment les syndicalistes et les étudiants marquent leurs différences. (...) Alors que la campagne pour la présidentielle bat son plein, les étudiants et les travailleurs de la santé continuent à revendiquer de meilleures conditions de vie et de travail», avec des mouvements de grève et de protestations. Commentaire de Sud : «Le lancement officiel avant-hier de la campagne ne semble pour l'heure préoccuper que ceux qui sont engagés dans la course».
Guinée : les syndicats menacent
«Fatigue : les syndicats menacent de repartir en grève». Un titre à la une du site internet Guinée Conakry Info. Le site qui reprend les propos d'un leader syndical : «La patience des syndicats a ses limites et elle est à bout». Si d'ici à lundi prochain, le président Lansana Conté ne procède pas à la nomination du Premier ministre aux pouvoirs étendus, l'intersyndicale menace de repartir en grève.
Le Diplomate se demande «à quoi joue le chef de l'Etat et affirme que la tension est loin d'être retombée après les 18 jours de grève. (...) Par ces temps marqués par la détermination des Guinéens à rompre avec les démons du passé, s'exclame L'Observateur, Lansana Conté serait sage de ne pas souffler sur les braises. Sinon, il pourrait endosser les responsabilités d'un incendie en Guinée».
par Frédéric Couteau
[06/02/2007]
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