par RFI
Article publié le 05/01/2009 Dernière mise à jour le 05/01/2009 à 07:52 TU
Avec notre bureau à Bruxelles,
En dépit de l’insistance tant de la partie russe que de la partie ukrainienne à impliquer l’Union européenne dans le conflit qui les oppose, jusqu’ici les Vingt-Sept refusent de prendre parti, ou même d’accepter de conduire une médiation.
Or, pendant que la pression chute quelque peu dans les gazoducs à leur point d’arrivée dans l’UE, une autre pression politique, celle-là, a plutôt tendance à aller en s’accroissant.
Situation confuse
Aussi, deux ministres ukrainiens font-ils la tournée des capitales d’Europe occidentale, et Moscou, de son côté, propose tour à tour que le Parlement européen se saisisse de la question à l’occasion d’une session extraordinaire et que les Européens aillent eux-mêmes vérifier le débit des gazoducs à l’entrée et à la sortie de leur transit par le territoire ukrainien. Et le numéro 2 de Gazprom est arrivé à Paris.
Mais l’UE n’entend pas bouger dans une affaire où « tout le monde ment », et où « les dés sont pipés », pour citer un haut fonctionnaire européen.
Constatant que la situation n’est claire ni techniquement, ni juridiquement, les Vingt-Sept se bornent donc à rappeler au respect de leur propre contrat de livraison de gaz russe.
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