par RFI
Article publié le 10/01/2009 Dernière mise à jour le 11/01/2009 à 10:04 TU
Le chef de l'Etat du Nigeria, Umaru Yar'Adua, président en exercice de la Cedeao, lors du sommet extraordinaire de l'organisation régionale, à Abuja, le 10 janvier 2009.
(Photo : AFP)
Cela ressemble à une ligne de fracture. Mais il n'y a pas de divergences au sein de la CEDEAO sur la question de la Guinée, seulement des « débats », d'après Abdel Fatau Musah, directeur des affaires politiques de la communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest.
« Débats » entre d'un côté le Sénégal et de l'autre le Nigeria
Le président sénégalais, Abdoulaye Wade, est le seul chef d'Etat de la CEDEAO à s'être rendu en Guinée, à la rencontre des putschistes. Au sommet d'Abuja, il a fait lire un discours, dans lequel il juge que le coup d'Etat militaire en Guinée n'est pas un coup d'Etat « classique ». Il s'interroge même : « Le président de la République décédé (à Conakry) aucune personnalité n'ayant assuré l'intérim, contre qui ce coup d'Etat a-t-il été opéré ? »
Côté nigérian, c'est le chef de la diplomatie qui a donné de la voix, dès vendredi. Il a jugée malheureuse la prise de position du Sénégal sur la Guinée. Pour Ojo Maduekwe, « l'ère où l'on faisait la distinction entre ‘un bon coup dEtat’ et ‘un mauvais coup d'Etat’ est révolue ».
« Il faut prendre des mesures conservatoires afin de mettre en place, en Guinée, un gouvernement ouvert à toutes les sensibilités ethniques et régionales. »
Du côté des Guinéens on reste serein, et on est plutôt en accord avec ce qui s'est décidé à Abuja :
Premier ministre guinéen
« Nous comprenons que la Cedeao nous suspende, c'est la réaffirmation de la doctrine de la Cedeao et de l'UA en matière de gouvernance démocratique... C'est une première, ils ont tous aussi dit que la Guinée méritait d'être aidée... »
Premier ministre guinéen
« Nous voulons une transition dans l'équité et la transparence... Tout le monde sera associé... Ce ne sont pas des engagements nouveaux mais je les ai répétés devant la Cedeao... »
A écouter
« L'aide financière à la Guinée peut être suspendue par le FMI ou la Banque mondiale car le régime n'est pas démocratique, or ces institutions sont sensibles à la "bonne gouvernance"...»
11/01/2009
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