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Automobile

Chrysler renaît de ses cendres

Article publié le 11/06/2009 Dernière mise à jour le 11/06/2009 à 04:45 TU

Le numéro un de Fiat et désormais patron de Chrysler, Sergio Marchionne (g), lors de la signature de l'accord de rachat du constructeur automobile américain, le 10 juin.(Photo : Reuters)

Le numéro un de Fiat et désormais patron de Chrysler, Sergio Marchionne (g), lors de la signature de l'accord de rachat du constructeur automobile américain, le 10 juin.
(Photo : Reuters)

Les groupes automobiles Chrysler et Fiat ont finalisé mercredi l'accord permettant le rachat des actifs du constructeur américain par l'italien. Chrysler évite ainsi la liquidation après 86 ans d'existence. Dans une lettre, son directeur, le patron de Fiat Sergio Marchionne, a promis aux salariés américains de redresser le groupe et de faire du nouveau Chrysler une société forte et compétitive où il est « gratifiant de travailler ».

Avec notre correspondant à Washington, Jean-Louis Pourtet

« C’est une journée significative pour l’ensemble de l’industrie automobile », a déclaré Sergio Marchionne, en signant avec le consentement de l’oncle Sam, le contrat de mariage l’unissant à Chrysler. Qu’obtient Fiat de cette alliance ? Un pied aux Etats-Unis qui ne sont pas ces jours-ci le marché le plus lucratif.

En tant que PDG des deux compagnies, l’Italien aura pour conseiller Jim Press, l’ancien numéro deux de la firme en faillite. Fiat obtient au départ 20% des actions de Chrysler, celles-ci pourront atteindre 35%, mais pas avant que le nouveau groupe ait remboursé au gouvernement américain les 22 milliards que lui a prêté le Trésor.

Moins d’essence

Le principal actionnaire, avec 55% des parts, est le syndicat des ouvriers de l’automobile, l’UAW, le gouvernement américain reçoit 8% des actions et celui du Canada, 2%.

Sergio Marchionne a promis que les usines récemment fermées, rouvriraient prochainement. L’accent sera mis sur la construction de véhicules qui consomment moins d’essence.

Cela sera-t-il suffisant pour sauver le numéro trois de Détroit ? Tout dépendra, estime un analyste du prix de l’essence et du goût des Américains pour les petites voitures. L’Opep, plus que le constructeur italien pourrait finalement décider de l’avenir du nouveau groupe Chrysler.