Décryptage de la stratégie africaine d’Elf: les Etats afriacins concernés (Cameroun et Nigeria)(extrait de l'ordonnance de renvoi)
L'ordonnance de renvoi (la décision du juge d’instruction qui conduit les prévenus de l’affaire Elf devant le tribunal) contient l'exposé des faits qui leur sont reprochés et indique leur qualification juridique. De la page 70 à la page 105, l’ordonnance de renvoi examine spécifiquement le rôle et la place des filiales africaines de Elf dans les circuits de financement occulte ainsi que le rôle de la compagnie pétrolière dans ces pays africains. RFI vous propose le texte intégral de cette partie de l’ordonnance de renvoi.
Titre 4 : Le Cameroun
Une opération de préfinancement (sur production future de pétrole), d'un montant de 45
millions de dollars, a été mise en place avec le Cameroun en août 1992. Le tiers des fonds, soit 15 millions de dollars, a été crédité sur des comptes gérés par M. SIRVEN {cf infra Livre troisième, Les comptes de M. SIRVEN).
Par ailleurs, le compte autrichien de M. SIRVEN a été crédité à la même époque de 10 millions $ par le débit de RIVUNION, en liaison avec le Cameroun.
Selon M. SIGOLET, il était de notoriété dans les couloirs de la Tour ELF que M. SIRVEN était proche du président du Cameroun M. BIYA et du président de la SOCIÉTÉ NATIONALE DES HYDROCARBURES de ce pays, la SNH, à savoir M. Jean ASSOUMOU (décédé) puis M. MUDIKI. M. TARALLO travaillait moins avec les camerounais et les nigérians.
Titre 5 : Le Nigeria
Le rôle tenu par M. TARALLO était analogue à celui qu'il a expliqué avoir tenu en Angola: soutien du régime en place dans un pays confronté à une guerre civile permanente, versement de bonus en contrepartie de l'attribution de blocs en mer. Ces bonus ont été négociés par M. TARALLO. mais la décision de les verser, dans le cadre des circuits off-shore du groupe, incombait aux présidents LE FLOCH PRIGENT et JAFFRÉ.
M. TARALLO a fait état d'interventions du président BONGO auprès des présidents successifs du Nigeria en faveur d'ELF.
Selon M. ISOARD:
- 4 versements compris entre 1 et 3 millions de dollars ont été effectués auprès d'un intermédiaire, ODUGWU, nigérian en cours auprès des autorités, en vue de l'obtention d'un gisement. Ces engagements ont été pris en 1989-90 et les paiements ont été échelonnés Jusqu'à son départ à la retraite en janvier 1998, sous le contrôle de FABRE. puis de GRUNDMAN après 1993,
- il n'existait pas d'abonnements au Nigeria.
Une opération de préfinancement (sur production future de pétrole), d'un montant de 45
millions de dollars, a été mise en place avec le Cameroun en août 1992. Le tiers des fonds, soit 15 millions de dollars, a été crédité sur des comptes gérés par M. SIRVEN {cf infra Livre troisième, Les comptes de M. SIRVEN).
Par ailleurs, le compte autrichien de M. SIRVEN a été crédité à la même époque de 10 millions $ par le débit de RIVUNION, en liaison avec le Cameroun.
Selon M. SIGOLET, il était de notoriété dans les couloirs de la Tour ELF que M. SIRVEN était proche du président du Cameroun M. BIYA et du président de la SOCIÉTÉ NATIONALE DES HYDROCARBURES de ce pays, la SNH, à savoir M. Jean ASSOUMOU (décédé) puis M. MUDIKI. M. TARALLO travaillait moins avec les camerounais et les nigérians.
Titre 5 : Le Nigeria
Le rôle tenu par M. TARALLO était analogue à celui qu'il a expliqué avoir tenu en Angola: soutien du régime en place dans un pays confronté à une guerre civile permanente, versement de bonus en contrepartie de l'attribution de blocs en mer. Ces bonus ont été négociés par M. TARALLO. mais la décision de les verser, dans le cadre des circuits off-shore du groupe, incombait aux présidents LE FLOCH PRIGENT et JAFFRÉ.
M. TARALLO a fait état d'interventions du président BONGO auprès des présidents successifs du Nigeria en faveur d'ELF.
Selon M. ISOARD:
- 4 versements compris entre 1 et 3 millions de dollars ont été effectués auprès d'un intermédiaire, ODUGWU, nigérian en cours auprès des autorités, en vue de l'obtention d'un gisement. Ces engagements ont été pris en 1989-90 et les paiements ont été échelonnés Jusqu'à son départ à la retraite en janvier 1998, sous le contrôle de FABRE. puis de GRUNDMAN après 1993,
- il n'existait pas d'abonnements au Nigeria.
Article publié le 29/01/2003
