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Arabie Saoudite

Alerte maximum à Ryad

La police affirme avoir tué lundi un extrémiste figurant sur la liste des 26 terroristes présumés recherchés par les autorités.
Ibrahim al Rayes figurait parmi les 26 personnes recherchées par les forces de sécurité saoudienne, selon une liste publiée samedi. L’accrochage s’est produit ce lundi dans un quartier résidentiel de Ryad, Al Souweïdi. Selon la version officielle, le suspect était filé par la police, il s’est arrêté à une station service pour faire le plein. C’est alors qu’il aurait ouvert le feu sur ses poursuivants qui ont répliqué, le tuant dans la fusillade. La police dit avoir trouvé de faux papiers et une grenade sur le cadavre ainsi que d’autres grenades, un fusil-mitrailleur, des pistolets et des munitions à son domicile.

La liste des 26 suspects recherchés publiée samedi par la presse saoudienne comprend 23 Saoudiens, 2 Marocains et un Yéménite. Six d’entre eux figuraient déjà sur une première liste de 19 suspects publiée début mai, quelques jours seulement avant l’attentat suicide du 12 mai qui a fait 35 morts à Ryad, imputé à ces personnes présentées comme appartenant à Al Qaïda. Depuis lors, sur les dix-neuf fugitifs (du mois de mai) douze ont été soit arrêtés, soit tués lors d’accrochages avec les forces de l’ordre.

Les diplomates américains consignés

Toute information permettant l’arrestation de l’un des 26 fugitifs sera récompensée par un million de ryals (225 000 euros), selon le communiqué du gouvernement qui a exhorté les suspects à se rendre, menaçant d’un sévère châtiment ceux qui les aideraient.

Cette publication intervient alors que l’ambassade américaine a sévèrement restreint les déplacements de ses diplomates, désormais cantonnés au quartier diplomatique, «sauf pour des affaires de première importance», selon le porte-parole de l’ambassade. Depuis près d’une semaine en effet, Américains et Britanniques semblent redouter une action imminente contre leurs intérêts de la part des islamistes agissant dans le royaume.

Les deux dernières fois que les services de renseignement américains ou britanniques avaient émis de telles alertes et que les autorités saoudiennes avaient publié des listes de suspects, c’était début mai et début novembre. Quelques jours seulement avant les attentats du 12 mai et du 8 novembre contre des complexes résidentiels en plein cœur de la capitale.



par Olivier  Da Lage

Article publié le 08/12/2003