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Côte d'Ivoire/ Biodiversité

Bras de fer entre agro-industriels et écologistes: ces derniers ont gagné

par Dominique Raizon (avec AFP)

Article publié le 04/05/2009 Dernière mise à jour le 06/05/2009 à 08:07 TU

La première société ivoirienne de transformation d'huile de palme, Palmci, a annoncé, le 30 avril 2009, l'abandon d'un vaste projet de plantations agro-industrielles prévu dans le sud du pays, en raison de l'opposition ferme d'écologistes à cette exploitation de la forêt.

Des organisations non gouvernementales ont refusé de faire rimer préservation de l'environnement avec le développement d'une activité économique et la société Palmci s’est inclinée. Le projet devait bénéficier d'un investissement de 18 milliards de francs CFA (27,4 millions d'euros) qui aurait, selon ses estimations, « généré quelque mille emplois agricoles et 300 emplois industriels », selon ce texte : La mise en oeuvre de ce chantier « devenait trop compliquée. C'est dommage pour la région », a regretté le responsable du développement durable à Palmci, Franck Eba, précisant que : « l'entreprise cherchait à réaliser ce projet dans d'autres zones du  pays. »

Le bloc forestier non protégé s'étend sur 12 000 hectares

« Nous sommes satisfaits », a indiqué quant à lui Inza Koné, coordonnateur du programme de Recherche et actions pour la sauvegarde des primates de Côte d'Ivoire (RASAP-CI) à l'origine de cette contestation, refusant toutefois que les écologistes soient « présentés comme des idéalistes » ennemis du développement.

La forêt des marais de Tanoé, dans l'extrême sud-est ivoirien, où devait être implanté ce projet, est un réservoir de biodiversité et le refuge de primates en voie d'extinction, selon Inza Koné. Ce bloc forestier non protégé s'étend sur 12 000 hectares, entre la lagune Ehy et le fleuve Tanoé, frontière naturelle avec le Ghana.