Chronique des matières premières

Un potentiel de 200 000 tonnes disparaît pour le marché mondial, principalement au détriment du Sri Lanka et du Bangladesh, les voisins et clients de la Birmanie. Pour le moment, cette nouvelle contraction de l’offre ne provoque pas de vagues sur le marché. Parce que les volumes sont relativement faibles. Et parce que la panique qui a poussé le prix du riz thaïlandais de référence au-dessus des 1 000 dollars la tonne s’est en partie dissipée. L'insuffisance de l’offre, suite à l’appel lancé à la mi-avril par les Philippines, pour l'achat de 675 000 tonnes de riz avait tétanisé le marché.
En début de semaine, Manille a une nouvelle fois échoué à conclure son appel d’offres pour acheter 500 000 tonnes de marchandises, mais sans perturber les opérateurs. D’une part parce que, cette fois, il y avait une proposition satisfaisante en termes de quantité, de la part du Vietnam, d’autre part parce que les Philippins ont annoncé qu’ils attendraient que les prix retombent pour revenir aux achats, leurs stocks étant finalement suffisamment reconstitués. Le riz thaïlandais de référence s'échange aujourd'hui entre 900 et 950 dollars la tonne. A l'autre bout de la chaîne, c'est-à-dire en Afrique où l'on compte sur le riz importé pour nourrir la population, la pénurie redoutée n'aura pas lieu : le riz est disponible dans les silos des commerçants, mais encore bien trop cher pour la plupart des familles.
par Dominique Baillard
[07/05/2008]
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